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Affaire Benalla

Affaire Benalla : la commission d'enquête de l'Assemblée au bord de la rupture

Face à la majorité LREM qui juge "inutile" d'auditionner le secrétaire général de l'Élysée ou son porte-parole, l'opposition dénonce "une parodie" et "une mascarade".
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La majorité LREM, emmenée par Yael Braun-Pivet, a obtenu l'adoption, en commission des Lois mercredi soir, d'une nouvelle liste d'audition de personnalités dans le cadre des travaux de la commission d'enquête entamée lundi. Les députés vont ainsi convoquer à nouveau le préfet de police de Paris Michel Delpuech ainsi que le directeur de l'ordre public de la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin. Le responsable de la compagnie de CRS 15, qui était place de la Contrescarpe le 1er mai lorsqu'Alexandre Benalla s'est livré à des actes violents contre deux manifestants, sera aussi entendu. Ces auditions pourraient se dérouler jeudi ou vendredi.

Mais ce vote en commission des Lois ne peut cacher le malaise qui s'aggrave au fil des jours entre les députés de La République en marche et ceux de l'opposition. Guillaume Larrivé, le co-rapporteur LR de la commission d'enquête, dénonce une liste "minimale", lui qui réclame les auditions du secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, et du porte-parole de l'Élysée, Bruno Roger-Petit. Preuve que le malaise est grand : le Modem, pourtant allié de La République en marche, s'est abstenu lors du vote en commission sur les nouvelles auditions. Le groupe centriste souhaite aussi la convocation du secrétaire général de l'Elysée...

Entre Yaël Braun-Pivet et Guillaume Larrivé, la communication devient de plus en plus difficile :

Regardez les réactions courroucées des oppositions :

(Avec Elsa Mondin-Gava et François Goulin)