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Bioéthique

Bioéthique : discussions animées au sein du groupe LREM

PMA, GPA, fin de vie… Ces questions sensibles se sont invitées, mardi en réunion de groupe des députés de la majorité. Coulisses.
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Les députés LREM Jean-Louis Touraine, Agnès Thill et Guillaume Chiche (AFP / DEMARTHON / TRIBALLEAU / FEFERBERG)Les députés LREM Jean-Louis Touraine, Agnès Thill et Guillaume Chiche (AFP / DEMARTHON / TRIBALLEAU / FEFERBERG)

Attention, danger ! Les questions bioéthiques seront au cœur de la rentrée politique. Et ce dossier ultra-sensible s’est invité, mardi, à la réunion de groupe de La République en marche, à l’Assemblée.

La députée LREM Agnès Thill a ainsi accusé son collègue Guillaume Chiche de ne "pas jouer collectif" en n’ayant pas pris la peine de présenter au groupe majoritaire son texte visant à autoriser la PMA pour les femmes célibataires et les couples lesbiens.

La députée n’a pas digéré l’interview accordée par Guillaume Chiche au Journal du dimanche, le 15 juillet, dans laquelle il annonçait le dépôt, au cours de la semaine, de sa proposition de loi. Un texte censé également "reconnaitre automatiquement la filiation des enfants nés d’une gestation pour autrui (GPA) à l’étranger."

Pour elle, avec ces sujets de société, le groupe LREM court le risque de se "séparer".

Se défendant de toute "démarche individuelle", Guillaume Chiche a fait marche arrière, assurant lors de la réunion que sa proposition de loi n’était en réalité "pas finalisée", et qu’il la "soumettra" au groupe LREM le moment venu, avant tout dépôt officiel à l’Assemblée.

"Ce n'est pas parce qu'on est chrétien qu'on est 'Sens commun' !.."

Agnès Thill a aussi dirigé ses critiques vers un autre député de la majorité, Jean-Louis Touraine, un partisan de l’euthanasie et du suicide assisté, récemment nommé rapporteur de la traditionnelle mission d'information de révision de la loi relative à la bioéthique. "Plein de gens sont venus à moi pour me dire qu'ils étaient affolés que Jean-Louis Touraine soit le rapporteur de cette mission d’information !", a lancé la députée face à ses collègues.

"J'en ai marre qu'on fasse des amalgames, ce n'est pas parce qu'on est chrétien qu'on est Sens commun ! (l’émanation politique de la Manif pour tous, ndlr)", a-t-elle conclu.

"C'est bon Agnès, ce n’est pas un meeting ici !", lui a lancé le patron de la majorité, Richard Ferrand, passablement agacé par l’irruption de ce débat impromptu.

Christophe Castaner, le patron de LREM et secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, a clos la discussion par cette mise en garde : "Attention, sur ces sujets, les journalistes ne seront jamais bienveillants avec nous !.."