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A Marseille, plusieurs milliers de manifestants pour dénoncer les réformes Macron

"Gouvernement, Medef ils cassent tout, arrêtons-les": plusieurs milliers de manifestants, dont le député LFI des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon ont défilé jeudi à Marseille à l'appel des syndicats CGT et Solidaires pour dénoncer la politique du gouvernement.

Manifestation à Marseille le 19 avril 2018Manifestation à Marseille le 19 avril 2018

"Gouvernement, Medef ils cassent tout, arrêtons-les": plusieurs milliers de manifestants, dont le député LFI des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon ont défilé jeudi à Marseille à l'appel des syndicats CGT et Solidaires pour dénoncer la politique du gouvernement.

Les manifestants étaient 5.000 selon la police, 5.700 selon un collectif de médias, dont l'AFP, qui s'appuie sur un comptage réalisé par le cabinet Occurrence, et 65.000 selon la CGT.

La participation de jeudi est équivalente à celle du 14 avril, qui avait vu 6.000 (police) à 58.000 (CGT) personnes défiler notamment autour de M. Mélenchon pour dire "Stop Macron". Le 22 mars, la police avait dénombré été 9.400 personnes dans les rues et la CGT 55.000.

Le cortège de jeudi, composé principalement de militants CGT, notamment cheminots, mais aussi d'autres services publics, --enseignants, postiers, employés du secteur de l'énergie-- comptait très peu de salariés du privé et quelques centaines d'étudiants et d'insoumis, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, cette société-là, on n'en veut pas", ont scandé les manifestants, dont certains tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "Macron m'a tuer" ou encore "Non à la casse des services publics".

Parti en fin de matinée du Vieux-Port sous les pétards, feux de Bengale et cornes de brume, le cortège a rejoint le rond-point de la Castellane vers midi.

L'objectif du gouvernement "est de tout privatiser. Il faut les arrêter, ces gens-là sont des destructeurs, il faut se mobiliser. On va travailler au développement des luttes dans tous les secteurs, privé ou public, étudiants", a déclaré Olivier Matteu, le patron de la CGT dans les Bouches-du-Rhône, qui a dénombré 200 arrêts de travail dans des entreprises et administrations du département jeudi.

Derrière les syndicats, des militants de la France insoumise sont venus soutenir le mouvement, dont Vincent André, 22 ans, qui effectue son service civique et participe pour la première fois à ce type de rassemblement.

"Je ne sais pas si la réforme de la SNCF peut être utile mais je suis attaché aux fondements du service public et j'ai des craintes", déclare le jeune homme avec un  autocollant +Stop Macron+ apposé sur le tee-shirt.