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Retraites: Pavageau (FO) qualifie de "bla-bla" la concertation

Le futur numéro un de FO, Pascal Pavageau, a qualifié jeudi de "bla-bla" les discussions en cours sur la réforme des retraites expliquant qu'il ne sait toujours pas "ce que le gouvernement veut faire". 

Pascal Pavageau, ici le 4 avril 2018 à Paris, est un ingénieur de 49 ans, membre d'aucun parti, qui affiche son indépendance politiquePascal Pavageau, ici le 4 avril 2018 à Paris, est un ingénieur de 49 ans, membre d'aucun parti, qui affiche son indépendance politique

Le futur numéro un de FO, Pascal Pavageau, a qualifié jeudi de "bla-bla" les discussions en cours sur la réforme des retraites expliquant qu'il ne sait toujours pas "ce que le gouvernement veut faire". 

"Je ne crois pas que le gouvernement entame quoi que soit. On a un Haut-commissaire qui entame des réunions, mais il n'y a pas un ministre", a-t-il dit devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).  

"Pour l'instant il y a du bla-bla, de haut niveau café du commerce, c'est très sympathique mais franchement pour le reste je ne sais pas ce que le gouvernement veut faire, ni le timing ni le contenu", a-t-il ajouté. 

"La seule chose qu'on a entendu d'officiel c'est le président de la République, et on nous dit +projet de loi été 2019, unification des régimes et retraites par points+", a-t-il dit. 

"Démarrer la concertation en ayant expliqué à la fois quand elle se termine et comment elle va se terminer, ça donne envie d'y aller..", a-t-il ironisé, promettant "d'y aller et de dire ce qu'on pense", a-t-il ajouté.  

"Il faudra quand même qu'on nous explique comment on peut garder le principe collectif de répartition et de solidarité intergénérationnelle en passant à une retraite à points individuels", a-t-il dit.

La concertation qui "débute" sur la réforme des retraites s'effectuera en "deux phases" jusqu'à l'automne, et l'objectif n'est pas de "réduire les droits ou de les niveler par le bas", a assuré jeudi la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn.

La réforme, qu'Emmanuel Macron veut voir "votée en 2019", doit remplacer la quarantaine de régimes existants par un "système unique".