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Total : nul n’est prophète en son pays

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Alors que François Hollande tente d’imposer à la gauche le choix de l’entreprise, il suffit d’écouter l’audition de Christophe de Margerie, le PDG du géant de l’énergie Total, par les députés pour se dire que ce n'est pas gagné.

La réaction quasi-épidermique des députés – et pas seulement de gauche - face à la réussite de la première entreprise française du CAC 40 est ahurissante. Entre le monde de l’entreprise et le monde de la politique, l’incompréhension est totale. Le folklorique ancien berger, député des Pyrénées-Atlantiques, qui a fait à pied le tour de France pour aller à la rencontre de ceux qui souffrent, n’est pas le seul à s’indigner. Christophe de Margerie a beau se défendre et défendre son entreprise, rien n’y fait. Ambiance-ambiance à la commission des affaires économiques.

Affligeant. C’est un véritable dialogue de sourds dont les députés ne sortent pas grandis. Il serait temps que les politiques, tous bords confondus, dont très peu sont issus du monde de l’entreprise, apprennent à parler avec les patrons… Loin des caricatures et des schémas éculés du "grand capital" et des méchants "golden boys" !

C’est bien d’avoir des convictions et de lutter contre les plans sociaux dans sa circonscription. Mais pour créer des emplois, "s'il n’y a pas les entreprises, comment vous faites ?"… Et ça, ce n’est pas moi qui le dit, c’est le Président de la République.