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Affaire Benalla : les deux motions de censure rejetées

Affaire Benalla : les deux motions de censure rejetées

Les députés ont examiné mardi deux motions de censure, déposées respectivement par les députés LR et les députés PCF, PS et LFI. Aucune des deux n'a réuni la majorité requise de 289 voix.

Les députés ont rejeté mardi après-midi les deux motions de défiance déposées par les députés LR et par les membres des groupes Nouvelle Gauche, GDR et LFI.

"L'affaire Benalla ne fait que commencer"

La première motion avait été défendue par le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale Christian Jacob. Offensif, le député LR a estimé que l'affaire Benalla ne faisait "que commencer" :

[Cette affaire] laissera des traces profondes. Des traces politiques, morales et institutionnelles !Christian Jacob

Christian Jacob a prôné un droit de regard du Parlement vis-à-vis de la sécurité du Président :

Monsieur Macron est président de la République, chef de l’Etat, sa fonction l’oblige ! Sa sécurité n’est plus seulement la sienne, elle relève de la Nation.Christian Jacob
La motion des députés Les Républicains n'a, sans surprise, pas été adoptée : elle n'a obtenu que 143 voix sur les 289 nécessaires.

"Régime hyper-présidentialiste"

La deuxième motion avait été signée par les députés communistes (groupe GDR), par les députés socialistes (groupe Nouvelle gauche) et par les députés de La France Insoumise.

C'est le chef de file des députés communistes André Chassaigne qui a pris la parole pour défendre cette motion. L'élu du Puy-de-Dôme a vu dans l'affaire Benalla une crise de la Ve République : "Ce scandale révèle surtout les dérives que produit un régime hyper-présidentialiste !"

La motion n'a recueilli que 74 voix.

"Une affaire individuelle", selon Philippe

Edouard Philippe a répondu aux interpellations de l'opposition, martelant que selon lui l'affaire Benalla était "une affaire individuelle". Le Premier ministre a dénoncé l'attitude des oppositions qui "prétendent se combattre" alors qu'elles sont "prêtes à voter des textes analogues" dans le seul but d'"atteindre le chef de l'Etat".

Le chef du gouvernement a ensuite longuement défendu le bilan de la première année du quinquennat d'Emmanuel Macron, évoquant notamment les "nouvelles politiques sociales" de la majorité : "Il faudra du temps pour qu'elles produisent tous leurs effets", a concédé Edouard Philippe.


Vincent Kranen et Maxence Kagni


>> A revoir : les débats de l'après-midi sur les motions de censure

Partie 1


Partie 2