twitter facebook chevron-right

Adoption de la loi agriculture et alimentation : qui a voté quoi ?

L'Assemblée nationale a adopté mercredi en première lecture le projet de loi agriculture et alimentation, par 339 voix contre 84 (et 130 abstentions), après huit jours de débats souvent animés. Le texte a reçu le soutien des seuls députés de la majorité, LREM et MoDem.

Le texte "pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable" porté par Stéphane Travert a été approuvé avec "enthousiasme", mercredi, par les députés LREM et leurs alliés du MoDem. À droite, les groupes LR et UDI, Agir et Indépendants se sont majoritairement abstenus, évoquant "un rendez-vous manqué".

Les élus des trois groupes de gauche - Nouvelle Gauche, Insoumis et communistes - ont voté contre, faisant part de leur "déception" après les "espoirs" suscités par les "États généraux de l'alimentation", dont le projet de loi est le fruit. À noter également l'abstention des députés FN.

Pour la majorité, le texte, qui entend notamment rééquilibrer les relations commerciales au profit des agriculteurs, opère un "tournant". Mais les objectifs fixés "ne pourront être atteints que si les professionnels s'en emparent", prévient Monique Limon (LREM), argument aussi mis en avant par le MoDem Nicolas Turquois, agriculteur, qui évoque "une première étape".


Au nom du groupe LR, Jérôme Nury s'est dit "partagé". Ce texte était la "dernière bouée de sauvetage dans cette tempête de détresse qui s'abat sur les agriculteurs", mais c'est "une bouée dégonflée", déplore-t-il, évoquant un "rendez-vous manqué avec la profession agricole".

"Des États généraux de l'alimentation au texte de loi, le compte n'y est pas", tranche Thierry Benoit (UDI-Agir-Indépendants), confirmant une "abstention d'alerte et de vigilance" de son groupe. L'ex-ministre socialiste délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot a estimé que "c'est la déception qui l'emporte" après les "espoirs" nés des EGA, Loïc Prud'homme (LFI) fustigeant une loi "vide de sens" sous "l'influence des lobbys".

Le communiste Sébastien Jumel a, lui, dénoncé "un texte bien fragile qui déçoit profondément les agriculteurs de France". "Où est passée la loi qui protège?", a-t-il lancé, dénonçant "des mesures de marketing, un écran de fumée destiné à masquer les souffrances du monde rural".

Retrouvez le détail du vote député par député ici.


Avec AFP