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Feu vert de l'Assemblée nationale pour la privatisation d'Aéroports de Paris

Par 39 voix contre 7, les députés autorisent l'État à procéder à la vente de tout ou partie des actifs qu'il détient dans Aéroports de Paris, soit 50,63% des parts représentant quelque 9,5 milliards d'euros. L'État était jusqu'alors tenu par la loi de conserver la majorité des parts du groupe aéroportuaire.

Les articles de la loi Pacte, relatifs à la privatisation d'Aéroports de Paris, ont été tous adoptés par les députés en séance publique. Le secteur privé, comme les collectivités locales, les salariés d'ADP et les particuliers pourront prendre part au capital de l'entreprise gérant les 3 aéroports franciliens d'Orly, Roissy-Charles-de-Gaulle et du Bourget.

Bruno Le Maire a assuré ne pas s'engager "dans une privatisation sèche qui donnerait au capital privé la pleine possession d'Aéroports de Paris". Le ministre de l'Économie et des Finances a défendu, devant les députés, un Etat qui agit par "la régulation" plutôt que par "la participation" au capital de l'entreprise.

"Personne n'est capable aujourd'hui de me dégager 2,5 à 3 milliards d'euros de financement régulier, pérenne et stable pour l'innovation"Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances

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