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Le chef de l'État doit-il débattre avec les parlementaires ? Deux députés LREM divergent

Les députés ont ouvert la voie, lundi, au débat entre le chef de l'État et les parlementaires lors de la convocation du Congrès. Mais cette évolution de la Constitution n'est pas du goût de tous les députés, y compris de la majorité.

Le 9 juillet, Emmanuel Macron avait annoncé de manière inattendue un amendement du gouvernement au projet de loi constitutionnelle pour qu'il puisse "répondre" aux parlementaires présents à chaque Congrès. C'est finalement grâce aux amendements de l'opposition, adoptés lundi par l'Assemblée par 40 voix contre 13, que la promesse a été tenue.

Les députés de la majorité ont très largement suivi la volonté du président de la République, même si, en commission, le rapporteur général Richard Ferrand s'était catégoriquement opposé à l'adoption des mêmes amendements.

Pour Aurélien Taché (LREM), la démocratie sort "renforcée" grâce à cette mesure de "clarification", qui permet d'assumer le "caractère présidentiel" de la Ve République. Mais son collègue Paul Molac n'est pas de cet avis. Il redoute que cette confrontation n'émousse un peu plus la confiance dans les pouvoirs législatif et exécutif :

Je crains qu'il n'y ait un certain brouhaha et que cela n'abîme à la fois le Parlement et le président de la République en donnant une mauvaise image.Paul Molac, député LREM du Morbihan

La modification de l'article 18 de la Constitution, opérée par les députés, ne dit d'ailleurs rien des modalités d'organisation d'un tel débat. Le président répondra-t-il après chaque intervention ? À la tribune ou depuis les travées ? Aura-t-il le dernier mot ?

Réponse en 2019, lorsque Emmanuel Macron rassemblera à nouveau les parlementaires à Versailles, comme il l'a déjà fait deux fois et compte le faire chaque année.

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