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Le Maire veut externaliser une partie des missions de la DGCCRF

Auditionné jeudi à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Economie souhaite repositionner la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sur "les affaires sanitaires les plus importantes". Il assume, au nom de l'"impératif de maîtrise de la dépense publique", la baisse du nombre de ses agents.

"La DGCCRF a trop de missions." Devant les députés de la commission d'enquête chargée de tirer les enseignements de l’affaire Lactalis, Bruno Le Maire a proposé une remise à plat des compétences de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. dont il exerce la tutelle à Bercy.

Selon le ministre de l'Economie et des Finances, la DGCCRF, qui va perdre 45 équivalents temps plein en 2018, n'a plus les moyens d'effectuer certaines de ses missions, comme les "contrôles d'hygiène dans les restaurants" ainsi que les contrôles sur les "aires de jeux pour enfants".

Les restaurants contrôlés une fois tous les 20 ans

Au nom d'un "impératif de maîtrise de la dépense publique" qu'il assume "totalement", Bruno Le Maire estime nécessaire d'"externaliser" ces contrôles. Avant de rappeler qu'aujourd'hui, "les restaurants sont contrôlés une fois tous les 20 ans".

Selon le ministre, la DGCCRF doit désormais se concentrer sur "les affaires sanitaires les plus importantes", comme le scandale Lactalis ou la crise du cheval :

La DGCCRF doit rester responsable des contrôles sur les risques sanitaires les plus importants.Bruno Le Maire

Devant les députés, Bruno Le Maire a affirmé avoir demandé à l'inspection générale des finances de "mener une mission" sur le sujet afin d'évaluer l'impact du repositionnement de la DGCCRF sur les finances publiques.