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Modulation de la CSG : "Il n'y a pas de fronde", promet le député LREM Jean-François Cesarini

L'élu, qui a fait voter en commission un amendement contre l'avis de son groupe, le défendra à nouveau en séance publique lors de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Il se félicite du "tumulte" créé par son initiative et se réclame du "macronisme" qui est, "au départ", une "effronterie".

Il persiste et il signe : le député LREM Jean-François Cesarini défendra en séance publique son amendement visant à moduler la hausse de la CSG pour les retraités en fonction de leurs revenus.

L'élu du Vaucluse avait réussi à le faire adopter en commission la semaine dernière, lors de l'examen du PLFSS pour 2019, malgré un avis défavorable du rapporteur LREM de la commission des affaires sociales Olivier Véran et du responsable du texte pour La République en Marche Thomas Mesnier.

Un mail de remontrances d'Aurore Bergé

Jean-François Cesarini veut mettre un terme à l'effet de seuil "brutal" de la hausse de la CSG, votée l'année dernière par la majorité LREM. "C'est, en gros, la critique principale que l'on entend dans nos circonscriptions", analyse le député.

Son amendement propose d'instaurer un taux de CSG de 6,6% pour les retraités gagnant entre 1200 et 1600 euros, le maintien de la CSG à 8,3% pour les retraités gagnant entre 1600 euros et 3000 euros, et la création d'un nouveau taux de CSG à 9,2% pour les retraités "au-delà de 3000 euros".

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a augmenté la CSG de 1,7 point pour les retraités, dont le revenu ne dépasse pas 1 200 € nets par mois. L’effet de seuil créé est brutal avec un passage de 3,8 à 8,3 pour ce niveau de revenu modeste.Exposé des motifs de l'amendement

Son initiative avait fortement déplu à la porte-parole du groupe LREM Aurore Bergé, qui a envoyé à ses collègues un mail de remontrances dans lequel elle dénonce des "initiatives qui viennent percuter (les) engagements" de La République en Marche et "nuisent clairement à la lisibilité de l'action (menée)".

L'élu se réclame du "macronisme"

Jean-François Cesarini, lui, écarte toute "fronde" et se réclame du "macronisme", qui est selon lui, "au départ", "une effronterie" :

C'est quelque chose qui dit 'je pars seul, sans parti, sans le gouvernement Hollande'.Jean-François Cesarini

L'élu se félicite de "créer un peu de tumulte, un peu de débat" au sein de sa famille politique : son amendement, qui avait recueilli 21 signatures en commission, en a cette fois recueilli 34...


Maxence Kagni

Vidéo : Elsa Mondin-Gava et Nathalie Guillouard