L'Assemblée nationale prépare son déconfinement

Actualité
le Vendredi 29 mai 2020 à 15:26

Alors qu'un plan de reprise progressive de l'activité parlementaire doit être présenté début mai, le nombre de députés autorisés à siéger au Palais Bourbon sera de 75 dès la semaine prochaine, contre une petite vingtaine depuis le début du confinement. 

Le Palais Bourbon, qui tourne au ralenti depuis le début du confinement, se prépare à travailler dans un format un peu moins restreint que ces dernières semaines. Après avoir réservé son agenda au seul sujet du coronavirus, repoussé des travaux de rénovation d'envergure pour avoir la possibilité de siéger cet été et réduit au strict minimum le nombre de députés dans l'hémicycle, l'Assemblée nationale commence à envisager son déconfinement. Celui-ci se fera par étape et ses modalités ne seront connues que début mai, à travers la présentation par la questure d'un plan de "reprise progressive", qui devra être validé par le bureau de l'institution.

Alors que des députés demandaient ces derniers jours, un retour à un fonctionnement "plus normal", la conférence des présidents de l'Assemblée a d'ores et déjà décidé, mardi, d'autoriser 75 députés à revenir siéger au Palais Bourbon, dès la semaine prochaine. Une situation qui permettra une meilleure représentation des groupes, en proportion de leur poids respectif, en l’occurrence 40 députés LaREM, 13 LR, 5 Modem, 4 PS, 4 UDI, Agir et Indépendants, 3 Libertés et Territoires, 3 GDR et 3 LFI.

"Retour à la normale"

Après les contaminations qui ont touché depuis début mars une vingtaine de députés, la présence dans l'hémicycle avait été limitée à 50 personnes, y compris fonctionnaires et membres du gouvernement. Après avis des autorités sanitaires, Richard Ferrand a relevé ce seuil à 100 personnes, permettant la hausse du nombre d'élus "dans un respect complet des règles de distanciation sociale".

Le président de l'Assemblée nationale a aussi indiqué aux députés mesurer "combien l'attente d'un retour à la normale est fort", rappelant à ceux qui "font injonction par courriers ou par voie de presse, de reprendre une activité complète, que seules les recommandations des autorités de santé guident" les choix qui sont faits par les instances de décision du Palais Bourbon.

Dans un communiqué, l'intersyndicale des collaborateurs parlementaires (dont 1000 travaillent à Paris) plaide de son côté pour que "le télétravail continue à être généralisé au-delà du 11 mai" et que "la présence in situ reste l'exception pour un certain temps encore".