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La défense dans la peau-Les grands entretiens de Daphné Roulier-à partir du 15 janvier à 23h inédit

Pour cette nouvelle saison inédite des Grands Entretiens, Daphné Roulier reçoit des ténors et « ténoras » du droit, des avocats de grands faits divers ou de grandes causes qui y ont consacré leur carrière et leur vie, qui ont « La défense dans la peau ».

La justice, son sens, son essence et sa pratique sont sans cesse discutés et débattus. Loin de l’image figée d’une statue, notre époque montre que l’interprétation de la justice est mouvante et qu’elle doit parfois être elle-même protégée.

Daphné Roulier reçoit des ténors et des « ténoras » : des avocats de grands faits divers ou de grandes causes qui ont consacré leur carrière et leur vie à défendre.

Quelle conception ont-ils de leur rôle ? Quel rapport ont-ils avec leurs clients et leur conscience ? Quelles affaires ont marqué leur vie ? Quelle est la place des femmes pénalistes aujourd’hui ? Que pensent-ils des polémiques autour de la prescription et de la présomption d’innocence ?

Dans « Les Grands Entretiens » ces champions de l’art oratoire nous livrent leur idée du droit et de la justice et de la société qu’ils impliquent.avocat au Barreau de Paris,
avocat de Mohammed Amri au procès des attentats du 13 novembre 2015

Dimanche 15 janvier à 23h INÉDIT

et en replay sur LCP.FR et la chaîne YouTube de LCP

Xavier Nogueras

avocat au Barreau de Paris,
avocat de Mohammed Amri au procès des attentats du 13 novembre 2015

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Habitué des dossiers de « terro » depuis une décennie, Xavier Nogueras a appris à plaider avec des affaires d’associations de malfaiteurs terroriste, une infraction qu’il juge en perpétuelle évolution. 

Ces affaires en lien avec les intérêts fondamentaux de la nation exigent, selon lui, une défense spécifique particulièrement pourvue d’humilité, de mesure et de distance. 

Au cours de cet entretien, il se confie sur le « procès de sa vie » ; le procès des attentats du 13 novembre 2015 ayant bouleversé le regard qu’il porte sur son métier et sa façon même de plaider. De la bouteille de whisky du soir en guise de « cellule psy » au burn-out de l’après-procès, Xavier Nogueras décrit également une épreuve dont il n’est pas sorti indemne.

L’avocat aborde ensuite son histoire familiale cabossée, marquée par la conversion religieuse de sa mère suite au décès prématuré de son père magistrat. Convaincu que « quand on perd quelqu’un jeune on a un besoin absolu de reconnaissance » Xavier Nogueras retrace enfin dans cet entretien les débuts de sa carrière, aidé par une étiquette que lui prête les médias d’ « avocat des jihadistes ».

 

Dimanche 15 janvier à 23h30 INÉDIT

et en replay sur LCP.FR et la chaîne YouTube de LCP

Claire Josserand-Schmidt,

avocate au Barreau de Paris
avocate de 37 parties civiles au procès des attentats du 13 novembre 2015

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Trop concentrée lors de son déroulement, Claire Josserand-Schmidt ne réalise qu’à posteriori le caractère historique d’un procès durant lequel elle n’a jamais autant serré ses clients dans ses bras.

Au cours de cet entretien, l’avocate revient longuement sur la parole de l’accusé Salam Abdelsam lors du procès. Consciente qu’il incarne aux yeux de tous « le mal absolu », elle regrette qu’on l’ait stoppé, qu’on ait voulu lisser sa parole, craignant que ce soit une tribune pour lui et ses idées. Persuadée que les accusés ont des choses à apprendre des victimes, celle à qui on a reproché sa naïveté face un Abdelsam maître du jeu reste convaincue que l’humanité et le dialogue sont toujours la solution.

Claire Josserand-Schmidt se désole que dans les affaires de terrorisme les actes soient tellement monstrueux, tellement effrayants et la douleur tellement convoquée que nous tranchions les choses de manière manichéenne. Concernant la peine prononcée de la perpétuité incompressible, l’avocate affirme qu’elle ne devrait pas exister et ne fait pas honneur à notre système judiciaire. Selon elle, il s’agit d’une peine de mort déguisée et « répondre à l’inhumanité par un surplus d’inhumanité » ne lui apparait pas nécessaire.

Pour la suite de sa carrière, les journées palpitantes du procès des attentats l’ont convaincue à poser sa candidature à la Cour pénale internationale, afin de continuer de lier son métier et l’actualité du monde.

Dimanche 22 janvier à 23h INÉDIT

et en replay sur LCP.FR et la chaîne YouTube de LCP

Jacqueline Laffont

avocate au Barreau de Paris, avocate de Patrick Poivre d'Arvor

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Unanimement distinguée par ses pairs et réputée pour sa grande discrétion, Jacqueline Laffont apparaît aux yeux du public comme l’avocate des puissants pour ses clients tels que Charles Pasqua, Jean-Marie Messier, Nicolas Sarkozy ou encore Patrick Poivre d’Arvor.

Dans cet entretien, l’avocate alerte contre les dérives d’une justice qu’elle qualifie de « populiste », se désole d’une « grande époque de l’accusation » menant à des condamnations sociales injustes, et constate que les journalistes ne recherchent plus jamais à prouver l’innocence. Concernant les affaires médiatisées de viols, elle regrette une vision manichéennes sur de sujets infiniment complexes. Jacqueline Laffont invite ici à s’interroger sur la tendance à revisiter certains faits des années plus tard à l’aune d’une évolution des mentalités. Au sujet de l’allongement du délai de prescription concernant certains crimes, elle questionne le sens de tels procès ayant lieu si longtemps après les faits. Il ne peut s’agir pour elle parfois que de « parodies de justice ». 

Si le doute l’accompagne sans cesse, Jacqueline Laffont est certaine d’une chose : un homme ou une femme doit toujours être défendu.

Dimanche 22 janvier à 23h30 INÉDIT

et en replay sur LCP.FR et la chaîne YouTube de LCP

Laure Heinich

avocate au Barreau de Paris
avocate des plaignantes dans l'affaire Patrick Poivre d'Arvor

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Avec une sororité affichée dans son cabinet 100% féminin, Laure Heinich revendique ses deux mentors Gisèle Halimi et Françoise Cotta. Si la cause des femmes est aujourd’hui devenue un combat à part entière de son cabinet, l’avocate plaide tant du côté des victimes que des accusés. Souvent adversaire de Jacqueline Laffont, Laure Heinich considère comme une chance ce face-à-face avec une consoeur qu’elle respecte énormément et qui élève toujours le niveau du débat. Attachée au maintien de la prescription et alertant sur le danger de la disparition du secret de l’instruction, elle ne souhaite pas que l’enquête médiatique suppléé le débat judiciaire. Néanmoins, Laure Heinich ne s’alarme pas d’une tendance à l’interpellation publique, qu’elle justifie par une justice insuffisamment performante.

Au sujet de l’affaire Patrick Poivre d’Arvor, dont elle assiste certaines plaignantes, l’avocate la qualifie d’« histoire d’une impunité » qui pose également la question du mythe.

Abordant plus généralement les affaires de violences faites aux femmes, Laure Heinich n’encourage pas à porter plainte, parfois « on peut aussi avoir envie de se taire ».

Dimanche 22 janvier à 23h INÉDIT

et en replay sur LCP.FR et la chaîne YouTube de LCP

Frédérique Pons,

avocate au barreau de Paris

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Dimanche 22 janvier à 23h30

et en replay sur LCP.FR et la chaîne YouTube de LCP

Thierry Moser,

avocat pénaliste

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  • PRÉSENTÉ PAR : DAPHNÉ ROULIER
  • RÉALISÉ PAR : FRANÇOIS GOETGHEBEUR
  • DURÉE : 26' ANNÉE : 2022
  • PRODUCTION : LCP-ASSEMBLÉE NATIONALE