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LGE d'Yves Thréard

Les Grands Entretiens d'Yves Thréard-"une certaine idée de la France"-Dimanche à 23h inédit

Yves Thréard reçoit différentes personnalités du monde politique, des arts ou des médias, autour de la thématique « Une certaine idée de la France », qui provient d'une phrase du général de Gaulle, qui ouvre ses "Mémoires de guerre" : « Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France ».

A découvrir dès le dimanche 30 janvier 

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Dimanche 30 janvier à 23h inédit 

Abnousse Shalmani

journaliste, réalisatrice et écrivaine 

Yves Thréard reçoit Abnousse Shalmani, journaliste, écrivaine, et réalisatrice. Dans cet entretien, Abnousse Shalmani parle de la France et de la richesse de sa culture. Sa devise « Liberté, Égalité, Fraternité » est pour elle « une idée plus qu'une promesse », à laquelle « nous devons souscrire ». Malheureusement, le lien entre les trois valeurs a été oublié, constate-elle.
La journaliste pointe du doigt les fondements des diverses mouvances de déconstruction, des pensées que l'on doit à des philosophes de la French Theory dès les années 1970. « Au final, on a abimé ce qu'était l'idée-même de la France », et ajoute que ce pays « ne s'aime plus ».
Pour autant, Abnousse Shalmani reste optimiste, « avec les outils que l'on a en France », on a largement de quoi lutter contre ces courants jugés dangereux. À « assimilation » ou « intégration », elle préfère le terme « appropriation » car il y a quelque chose d' « actif ».

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LGE-SHALMANI

Dimanche 30 janvier à 23h30

Alain Finkielkraut

écrivain, essayiste et membre de l'Académie française 

Yves Thréard reçoit Alain Finkielkraut, écrivain, essayiste et membre de l'Académie française. Tout au long de cet entretien, c'est un Finkielkraut qui dit sa préoccupation quant à l'avenir de la France. Selon lui, ce pays « est en train de devenir une petite nation », au sens de Kundera : « une nation dont l'existence peut être remise en question et qui le sait, dont l'existence ne va pas de soi ».
La France est « fragile, vulnérable », observe-t-il. L'essayiste évoque le principe de méritocratie que l'on brandit à cor et à cri : à ce titre, « on sacrifie ce que la France a de spécifique au profit du multi-culturalisme et d'une idée fallacieuse de l'universel ».
Alain Finkielkraut reprend alors la pensée d'Ernest Renan selon laquelle la nation est d'abord un « héritage de gloires et de regrets, qu'il faut pouvoir prendre indivis ». Mais il souligne que « c'est aussi un consentement, un vivre-ensemble ». Le grand problème aujourd'hui, « c'est que ce plébiscite n'existe plus [...] La France se chasse d'elle-même pour être plus accueillante » conclut-il finalement.

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LGE-FINKIELKRAUT

Dimanche 6 février à 23h inédit 

Franz-Olivier Giesbert

journaliste, éditorialiste et écrivain

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LGE-FOG

Dimanche 6 février à 23h30

Rachel Khan

juriste, écrivaine, comédienne et ancienne athlète 

Yves Thréard reçoit Rachel Khan, juriste, écrivaine, comédienne et ancienne athlète. Dans cet entretien, Rachel Khan parle de la nation française « qui se construit en permanence, toujours en devenir ». Elle parle de son rayonnement à l'international, grâce à sa culture et à la francophonie notamment. « La France est là pour montrer une voie, une lumière ».
L'autrice de Racée répond à Jean-Luc Mélenchon à propos de la « créolisation », évoquant pour sa part une philosophie de la relation. Loin des « questions d'ethnicisation ou de déshumanisation », Rachel Khan décrit notre identité comme une « identité en mouvement, qui n'est pas figée ».
Plus largement, elle pointe du doigt les mouvances récentes de woke culture et de cancel culture, qui « écrivent l'Histoire avec une gomme ». Selon elle, c'est « extrêmement dangereux puisque cela veut dire qu'on ne peut pas tirer de leçons et d'enseignements de l'Histoire ». Ces phénomènes divisent et « disent n'importe quoi de nos humanités ».
Face à ce constat, Rachel Khan reste optimiste. Elle se dit « très fière de la France » et souhaite que « tout le monde partage cette fierté ». Si elle avait un rêve pour son pays, ce serait que « la France reste ouverte sur le monde pour que les jeunes comprennent combien la France est un cadeau ».

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Dimanche 13 février à 23h00 INEDIT

Gaspard Koenig

Philosophe, écrivain

Yves Thréard reçoit Gaspard Koenig, philosophe et essayiste. Il parle dans cet entretien de l'exercice du pouvoir en France, solitaire et surtout « trop personnel », puisqu'entre les mains d'un seul homme, le Président de la République.
Le philosophe se dit lui pour une « démocratie plus locale », c'est-à-dire pour un régime de différenciation entre les régions. Face à cette idée de République une et indivisible qu'il juge autoritaire et qui « ne correspond pas à ce qu'est la France », Gaspard Koenig prône une débureaucratisation massive. Il explique qu'il est important de se déplacer sur le terrain, au contact. L'idée, c'est d'aller « vagabonder dans la cité » comme le faisaient les philosophes grecs en leur temps pour dépasser cette « tradition étatique française » et lutter contre ce centralisme encombrant. « La simplification est un véritable projet de société » car il faut pouvoir « remettre la confiance au coeur du système ».
 

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Dimanche 13 février à 23h30

Michel Winock

historien

Yves Thréard reçoit Michel Winock, historien. Dans cet entretien, Michel Winock livre sa vision de la France. Selon lui, c'est d'abord un État avec une administration, qui « s'est construit progressivement, qui a réussi à s'imposer sur un ensemble de peuplades hétéroclites ». De cette manière, « l'État préexiste à la nation ».
Michel Winock raconte avoir noté à plusieurs reprises, cette particularité de notre pays : « la division extrême des Français », qu'elle soit « sociale, économique, religieuse, idéologique, régionale... ». Il observe que c'est une mentalité qui se perpétue.
L'historien explique aussi que les Français sont d'abord des « frondeurs, beaucoup plus que des citoyens », qu'ils sont plus « doués » lorsqu'il s'agit de leurs droits que dans l'exercice de leurs devoirs : « manifester, protester », ça ils savent faire, non sans sourire.
Enfin, Michel Winock se décrit comme un « contemporain, qui vit avec son époque ». Il n'est en aucun cas, un partisan du « c'était mieux avant », s'appuyant ne serait-ce que sur les progrès de la médecine et de la chirurgie, ainsi que sur la généralisation de l'alphabétisation.

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Dimanche 20 février à 23h00 INEDIT

Pierre Arditi

acteur

Yves Thréard reçoit Pierre Arditi. L'acteur parle dans cet entretien de la singularité de la France, qu'elle « tente de conserver » malgré tout. Ce pays « subit l'époque dans laquelle il vit », dit-il, l'héritage du Siècle des Lumières est régulièrement « mis en danger ». Pour autant, Pierre Arditi n'est pas inquiet, nous ne sommes pas dans une situation de déclin. La voix de la France résonne toujours dans le monde, « elle est entendue » quoi qu'on en dise.
Contre les nouveaux courants de pensée woke, Pierre Arditi brandit la culture et la raison : « on ne regarde pas l'Histoire avec une gomme. »
Il ressort un entretien teinté de nostalgie, sur fond d'engagement, celui d'un acteur, mais aussi et avant tout celui d'un citoyen.

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LGE-Pierre Arditi

Dimanche 20 février à 23h30 INEDIT

Jean-Christophe Rufin

écrivain, médecin, membre de l'Académie française et diplomate 

Yves Thréard reçoit Jean-Christophe Rufin, écrivain, diplomate, médecin, et Membre de l'Académie française. Dans cet entretien, Jean-Christophe Rufin livre sa vision du monde. Fort de ses diverses expériences, « french doctor » lors des premières missions humanitaires, ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie, il tire plusieurs constats. 
Jean-Christophe Rufin observe entre autres que le duel Est / Ouest, symbole de la guerre froide, a laissé place à un paradigme Nord / Sud, avec un Occident qui représente un idéal pour les populations vivant « de l'autre côté du Rio Grande, ou de l'autre côté de la Méditerranée ». Les équilibres sont fragiles, selon lui.

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LGE- Jean-Christophe Rufin

Dimanche 13 mars à 23h00 INEDIT

Haïm Korsia

Grand Rabbin de France

Yves Thréard reçoit Haïm Korsia, Grand-rabbin de France. Dans cet entretien, Haïm Korsia raconte l'histoire de France de par ses racines judéo-chrétiennes et notamment, à travers l'histoire des synagogues dans notre pays.
Il évoque son rôle en tant que Grand-rabbin de France : « chercher dans une sagesse ancienne, des moyens d'éclairer le présent ». Haïm Korsia plaide la « nécessité de faire de la lutte contre l'antisémitisme, une grande cause nationale. » 
Selon lui, la devise de la France « Liberté, Égalité, Fraternité » doit être envisagée comme un horizon plus que comme une promesse avec l'idée que « les horizons on ne les atteint jamais, mais on combat pour ». C'est « le principe-même du rêve républicain », souligne-t-il. La France possède un grand nombre d'atouts, « sa diversité, sa profondeur historique, sa littérature » par exemple, pour tendre vers cet optimum.

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LES GRANDS ENTRETIENS AVEC HAIM KORSIA

Dimanche 13 mars à 23h30 INEDIT

Barbara Cassin 

philologue, helléniste et philosophe française, membre de l'Académie française

Dans cet entretien, Barbara Cassin parle de son attachement à la France et en particulier, à sa langue. Selon elle, un pays se définit « par sa langue, ses auteurs », de fait « par sa littérature et sa philosophie ». Elle insiste sur l'idée qu'en France, « la langue a toujours été un outil politique » et regrette qu'on ne se serve pas plus de la chance que représente la francophonie à travers le monde. La philologue fustige la place grandissante accordée dans notre pays et jusque dans nos institutions, au « globish, qui est une non-langue ».

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LES GRANDS ENTRETIENS AVEC BARBARA CASSIN