Bruno Retailleau envisage l'interdiction de LFI qu'il accuse d'"organiser l'insurrection"

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Bruno Retailleau au micro d'Apolline de Malherbe, le 1er octobre
Bruno Retailleau au micro d'Apolline de Malherbe, le 1er octobre, propose d'"interdire LFI"
par Pierre Levrel, le Jeudi 1 octobre 2026 à 11:17

Invité d'Apolline de Malherbe, le 1er octobre, sur BFMTV et RMC, l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau a émis l'hypothèse "'d'interdire" le mouvement La France Insoumise (LFI). Il a concédé, dans la foulée, qu'il s'agissait d'une manœuvre "très difficile en droit".

"Fasciné par la violence", appellant à "la sédition", organisant "l'insurrection"... Bruno Retailleau n'a pas retenu ses coups contre La France Insoumise (LFI), le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, à l'occasion d'un entretien donné le 1er octobre sur BFMTV et RMC. Pour le candidat Les Républicains (LR) à la présidentielle, le soutien apporté par les élus insoumis aux manifestations dans les lycées serait la "répétition de ce qu'il pourrait se passer en 2027", en cas d'élection de Marine Le Pen à l'Elysée. Et l'ancien ministre de l'intérieur de prédire : LFI organiserait "une insurrection dans le pays".

Par conséquent, Bruno Retailleau a émis l'hypothèse d'"interdire LFI", une démarche "très difficile en droit" qui serait permise par une disposition du code de la sécurité intérieure, sous certaines conditions. 

"Surrenchère irresponsable"

Le mouvement de blocage des lycées, né la semaine passée, réclame des moyens supplémentaires pour l'enseignement secondaire. Rapidement étendus à 400 établissements en France, les blocages ont été émaillés d'affrontements avec les forces de l'ordre : 119 élèves et personnels de l'Éducation nationale ont été blessés, ainsi que 83 gendarmes et policiers. 625 personnes ont été interpellées au total. "Et bien sûr, c'est la faute à LFI", a réagi Jean-Luc Mélenchon sur son blog, le 30 septembre. 

La France Insoumise a apporté son soutien aux lycéens dès l'apparition de leur mouvement, suscitant l'indignation de Bruno Retailleau - mais aussi du gouvernement. Sébastien Lecornu avait dénoncé une "surrenchère irresponsable" sur X, le 28 septembre.

Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a notamment créé la polémique en rendant visite aux élèves du lycée Paul-Eluard, dans sa commune, en pleine mobilisation. Il avait présenté la violence comme "légitime" dans certaines circonstances, appelant néanmoins à "l'éviter" chaque fois que cela était possible.