La justice rejette la requête de Philippe Brun, qui ne participera pas à la primaire de gauche

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Philippe Brun 23/01/2025
Le député socialiste Philippe Brun à l'Assemblée, le 23 janvier 2025 (© LCP)
par Raphaël Marchal, le Mercredi 23 septembre 2026 à 10:53, mis à jour le Mercredi 23 septembre 2026 à 11:26

Dans une décision rendue ce mercredi 23 septembre, le tribunal judiciare de Paris a rejeté la demande Philippe Brun qui voulait être réintégré à la primaire sociale-démocrate. Le député de l'Eure, accusé de "violence" par une militante, avait reproché au Parti socialiste d'avoir menti sur les circonstances de sa suspension.

La primaire sociale-démocrate s'éloigne pour Philippe Brun. Exclu du scrutin après avoir été accusé de violence par une ex-collaboratrice, suspendu du Parti socialiste, le député de l'Eure avait saisi en urgence le juge des référés du tribunal judiciaire de Paris pour contester sa mise à l'écart et demander sa réintégration. L'élu a toujours plaidé son innocence, affirmant ne jamais avoir été violent, et dénonçant une volonté de "vengeance personnelle".

Dans une décision rendue ce mercredi, l'institution judiciaire a écarté la demande de Philippe Brun, sans se prononcer sur la nature des faits qui lui sont reprochés. "La mesure conservatoire de suspension décidée à l’égard de M. Philippe Brun n’est pas constitutive d’un trouble manifestement illicite dès lors qu’aucune violation flagrante des statuts du Parti socialiste n’est caractérisée", explique la juridiction dans un communiqué publié ce mercredi matin. Selon elle, la procédure décidée par le parti a été déployée dans le cadre prévu par ses statuts, "dans des conditions qui ne sont pas manifestement irrégulières".

"Aucune violation manifeste de la circulaire organisant les conditions de recevabilité des candidatures à la primaire n’est davantage établie, la suspension provisoire de la qualité d’adhérent excluant à l’évidence toute candidature à une fonction élective au nom du parti", pointe le service des référés. Par ailleurs, "la seule existence d'un différend au sein d'un parti politique [...] ne suffit pas à lui conférer le pouvoir de prendre en urgence des mesures conservatoires de nature à remettre en cause les décisions régulièrement prises par ce parti", poursuit-elle.

Ce mercredi matin, s'appuyant sur un article du Canard enchaîné, Philippe Brun a accusé la direction du Parti socialiste d'avoir "menti au bureau national" et à la justice, en faisant croire que la plaignante "s'était tardivement manifestée le mardi 15 septembre au soir".

Le premier tour de la primaire sociale-démocrate est prévu le 9 et 10 octobre, et le second les 16 et 17 octobre. Un premier débat réunit ce mercredi soir les cinq candidats restant : Olivier Faure, Jérôme Guedj, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann et Emmanuel Maurel.