Accusé de violences et écarté de la primaire, Philippe Brun reproche à la direction du Parti socialiste d'avoir "menti"

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Philippe Brun
Philippe Brun à l'Assemblée nationale, le 16 septembre 2026.
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mercredi 23 septembre 2026 à 08:55, mis à jour le Mercredi 23 septembre 2026 à 10:08

Après un article du Canard enchaîné, le député Philippe Brun considère qu'il "apparaît que [son] exclusion serait une manœuvre ourdie par les bras droits des deux principaux dirigeants du Parti socialiste". "On a fait croire qu'une plaignante s'était tardivement manifestée avec des faits particulièrement graves. Il n'en est rien", écrit celui qui a été suspendu de son parti et évincé de la primaire de gauche.

S'appuyant sur un article paru ce mercredi 23 septembre dans Le Canard enchaîné, Philippe Brun estime que la direction du Parti socialiste "a menti au bureau national" et "a menti à la justice, à qui on a fait croire que la plaignante [son ex-collaboratrice, ndlr] s'était tardivement manifestée le mardi 15 septembre au soir". Dans son édition de ce mercredi 23 septembre, l'hebdomadaire indique que "c'est la directrice du cabinet d'Olivier Faure" qui a appelé Johanna Rolland, la patronne du PS par intérim, à 23h50, "et non, contrairement à ce qu'a raconté le parti, la victime présumée". 

Le député de l'Eure, accusé de violences par cette dernière, a été suspendu de son parti et évincé de la primaire du camp social-démocrate. Il a déposé un référé en justice pour revenir sur ces décisions. Examiné mardi, le résultat sera connu ce mercredi. "A l'audience, comme attendu, le PS n'a produit aucune preuve écrite ou orale qu'un témoignage ou saisine de violences physiques aurait été transmis", écrit Philippe Brun sur X.

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Le sénateur PS Alexandre Ouizille dément

Toujours selon Le Canard enchaîné, le 15 septembre, le sénateur socialiste Alexandre Ouizille, qui soutient Raphaël Glucksmann dans la primaire, aurait écrit à la direction du parti pour que le bureau national (BN) du lendemain - chargé de valider les candidatures - évoque le cas de Philippe Brun. L'intéressé a démenti sur X, en réponse au tweet du député évincé. 

"J’ai eu un échange téléphonique avec Johanna Rolland sur le BN la veille de celui-ci. Quand je l’ai eue au téléphone, la plaignante ne s’était pas encore signalée auprès de la direction", écrit-il dans sa version des faits. Alexandre Ouizille ajoute : "Johanna Rolland m’a rappelé le lendemain matin avant le BN pour m’informer que la plaignante était venue auprès d’un membre de la direction alléguer de faits de nature pénale."

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Invité sur BFMTV mardi 22 septembre, Olivier Faure, lui aussi candidat à la primaire et premier secrétaire en retrait du PS le temps de la campagne, s'est dit "parfaitement solidaire de la décision prise". "Il me semble que les preuves qui ont été apportées par la victime présumée sont suffisamment fortes sur trois chefs d'accusation - violences, emploi familial et harcèlement", a-t-il poursuivi. 

De son côté, Philippe Brun dénonce "une manœuvre ourdie par les bras droits des deux principaux dirigeants du Parti socialiste" et affirme qu'il " [se] battra jusqu'au bout pour défendre  [s]on honneur".