Suspendu du Parti socialiste et exclu du processus de la primaire sociale-démocrate en raison d'accusations de violences par une ex-collaboratrice, le député Philippe Brun a réagi, ce mercredi soir, à ce qu'il a qualifié de "fausses accusations". Il dénonce l'attitude du PS qui s'est, selon lui, "substitué à la justice" et annonce déposer lui-même plainte contre la femme qui l'accuse.
Il se dit "abassourdi". Alors que des accusations de violences de la part d'une ex-collaboratrice le visant ont provoqué son exclusion de la primaire organisée par le Parti socialiste et Place publique, ainsi que sa suspension du PS à titre conservatoire, Philippe Brun a pris la parole, ce mercredi 16 septembre au soir, pour "défendre [son] honneur".
"Je ne connais pas ces faits au moment où nous nous parlons", a indiqué le député qui a fait part de son refus de se "laisser démolir par de fausses accusations". Disant être lui-même "victime" de la femme qui l'accuse, il a annoncé déposer plainte "afin que la justice puisse établir les faits".
Sur la nature de sa relation avec celle qui fut sa collaboratrice, Philippe Brun a réfuté toute relation de concubinage et tout soupçon d'emploi familial. "Je n'ai jamais été le compagnon de ma collaboratrice. Elle a un compagnon avec lequel elle est pacsée, avec lequel elle vit", a-t-il précisé. Ajoutant : "Pour le reste de nos rapports c'est de la vie privée, pour ma part j'avais au moment des faits une autre compagne". L'élu de l'Eure a assuré n'avoir "jamais été saisi d'aucun courrier du déontologue de l'Assemblée nationale sur un possible emploi familial".
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Mis à l'écart du Parti socialiste et du groupe Socialistes au Palais Bourbon à titre conservatoire, Philippe Brun a également fustigé la décision prise par sa formation politique. "La justice n'a pas été saisie, mais le PS s'y est visiblement substitué", a-t-il dénoncé avant d'estimer que le "conflit" avec son ex-collaboratrice était désormais "instrumentalisé" par son propre parti pour le "tuer politiquement".
Le premier secrétaire du PS et candidat à la primaire, Olivier Faure, s'était exprimé quelques minutes plus tôt sur BFMTV. Évoquant la suspension de Philippe Brun, "prise à l'unanimité moins une voix", il a considéré que c'était "la seule possible". Disant avoir eu la connaissance de faits "relevant du domaine pénal", il s'est adressé à l'ensemble des femmes victimes de violences par ces mots : "Je vous crois".