Mobilisation lycéenne: parler d'"instructions politiques de répression policière" est un "mensonge", déclare Sébastien Lecornu

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Sébastien Lecornu, le 6 octobre 2026
Sébastien Lecornu, le 6 octobre 2026. Capture d'écran
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mardi 6 octobre 2026 à 15:51, mis à jour le Mardi 6 octobre 2026 à 16:27

Interrogé sur la mobilisation lycéenne et la gestion du maintien de l'ordre en ouverture de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, ce mardi 6 octobre, le Premier ministre a assuré que parler d'"instructions politiques de répression policière" contre les manifestations de lycéens était un "mensonge". Sébastien Lecornu a évoqué des "accidents" et reproché à La France insoumise de "souffle[r] sur les braises".

Première question de la séance, et première réponse du Premier ministre. "L'ultra violence a frappé à la porte de ses lycées, elle doit être condamnée sans condition", a lancé dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, ce mardi 6 octobre, Sébastien Lecornu en réponse à une interpellation du président du groupe Horizons, Laurent Marcangeli.

Sur le bilan des manifestations liées au blocage des lycées, il a indiqué que 215 élèves, 85 personnels éducatifs et 715 policiers ou gendarmes avaient été blessés ces derniers jours. Concernant les élèves, il a précisé que "la majorité d'entre eux" avaient été blessés "suite à des agressions ou, de manière plus résiduelle, des accidents".

"Dans une démocratie qui fonctionne, on ne peut pas laisser un espace de tolérance à la violence", a poursuivi le chef du gouvernement, invitant la classe politique à "faire corps" avec les fonctionnaires touchés par ces violences.

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"Est-ce que, dans une manœuvre aussi sensible d'ordre public, des accidents peuvent arriver ? La réponse est oui", a-t-il indiqué, ajoutant : "Je dis accident puisque je vois là aussi la terminologie qui est employée de violences policières. Violences policières suggérerait qu'il y ait des instructions politiques de répression policière. C'est faux, c'est un mensonge et c'est jeter l'opprobre sur la police de la République"

"Il faut faire taire deux mensonges"

Et le Premier ministre d'appeler à "faire taire deux mensonges". D'abord, "laisser à penser qu'il y a une intentionnalité et une disproportion vilontaire dans l'usage de la force" ; ensuite, "sous-entendre que la police de la République et les militaires de la gendarmerie seraient racistes". Sans jamais citer nommément La France insoumise, il a ajouté que "la situation est suffisamment grave pour ne pas avoir besoin d'une classe politique lâche qui souffle sur les braises et qui cherche à attiser les violences pour ensuite mieux les condamner, pour organiser un chaos à des fins électoralistes".

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"Je souhaite que nous puissions avancer pour apporter une réponse politique à une angoisse lycéenne", a fait valoir Sébastien Lecornu, en faisant le point sur plusieurs mesures enclenchées, comme sur la question des remplacements, et en donnant rendez-vous aux discussions budgétaires, puis lors de l'élection présidentielle de 2027.