Lycées bloqués: le ministre Philippe Baptiste craint un "embrasement national" et dénonce des "images abominables"

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Philippe Baptiste dans l'hémicycle, le 7 mai 2025
Le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Philippe Baptiste, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 7 mai 2025 - LCP
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Lundi 5 octobre 2026 à 10:01

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a déclaré ce lundi qu'il "craignait" un embrasement au niveau national du mouvement lycéen et étudiant, avant une journée de manifestations prévue mardi.

Pour Philippe Baptiste, "la violence n'est pas un moyen d'expression". Invité sur Sud Radio ce lundi 5 octobre, le ministre de l'Enseignement supérieur était interrogé sur le mouvement lycéen en cours, alors qu'une nouvelle journée de manifestations est prévue mardi. "Tout citoyen ne peut que s'inquiéter" de la situation, a-t-il déclaré, affirmant que "les images qu'on voit" depuis plusieurs jours "sont inquiétantes et abominables".

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"Tout ça doit cesser, ça n'a aucun sens, ça n'est pas comme ça qu'on débat", a poursuivi Philippe Baptiste, qui a également dénoncé la "très lourde responsabilité" de La France insoumise, l'accusant de "souffler sur les braises".

L'exécutif recense 5.000 interpellations

A la question de savoir s'il craignait un embrasement mardi lors de la nouvelle mobilisation, le ministre a répondu par l'affirmative. "Demain, un embrasement, au niveau national, des lycées et des étudiants ; oui, je le crains, comme tout le monde. Je suis vigilant", a-t-il indiqué.

Parti mi-septembre de région parisienne, le mouvement s'est étendu la semaine dernière, marquée par une multiplication d'incidents et d'affrontements avec les forces de l'ordre. L'exécutif recense 5.000 interpellations, dont environ 85% de mineurs, 24 établissements "incendiés ou saccagés" et "78 personnels de l’Éducation nationale blessés", "généralement par des personnes extérieures" aux lycées concernés, a détaillé dimanche le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray