Blocages de lycées: "Rien ne légitime la violence", réagit Emmanuel Macron

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Emmnuel Macron, le 30 septembre 2026
Emmnuel Macron, le 30 septembre 2026
par Maxence Kagni, le Mercredi 30 septembre 2026 à 16:31, mis à jour le Mercredi 30 septembre 2026 à 16:42

Le président de la République s'est exprimé, ce mercredi 30 septembre, lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre de sa visite d'État en Espagne. Il a condamné l'action d'élus de La France insoumise, qu'il accuse "d'exciter" les élèves qui bloquent leurs lycées.

"Non à la violence quelle qu'elle soit, et rien ne la légitime." Ce mercredi, Emmanuel Macron a réagi aux blocus de lycées qui se multiplient en France ces derniers jours. Le président de la République, qui s'exprimait depuis Madrid, dans le cadre d'une visite État en Espagne, a dénoncé l'action des élus de La France insoumise, qu'il accuse d'"exciter" les élèves.

"J'entends et je comprends les angoisses, parfois les colères, que notre jeunesse peut avoir, qu'il s'agisse du climat, des évolutions technologiques, des situations géopolitiques", a commencé Emmanuel Macron, expliquant qu'il essayait, avec le gouvernement, "d'y répondre de la manière la plus concrète possible". "Aucun de ces débats, aucune de ces craintes ne légitime la violence", a toutefois ajouté le président de la République.

Dans une démocratie tous les débats sont légitimes, la violence, elle, ne l'est jamais. Emmanuel Macron

Le chef de l'État a demandé aux "responsables politiques" de ne pas "légitimer" les actions violentes : "On a vu beaucoup de responsables [politiques] aller devant les lycées pour exciter des élèves, je pense que c'est grave", a-t-il déclaré. 

"Les lycées sont faits pour transmettre un savoir, pas pour être bloqués"

Ce lundi, le candidat de LFI à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, avait demandé aux insoumis de "s'interposer" entre les lycéens et les forces de l'ordre. Plusieurs députés, comme Louis Boyard, Éric Coquerel, ou encore Paul Vannier, ont depuis été vus devant des établissements. "La violence peut être légitime mais c'est mieux de l'éviter", a pour sa part estimé le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko. Emmanuel Macron a donc répondu ce mercredi aux élus insoumis, sans les nommer : il estime que les responsables politiques ne sont "pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire". 

"J'ai vu plusieurs de ces jeunes, étaient-ils lycéens ou venaient-ils en opportunité devant les mêmes lycées, brutaliser des journalistes, c'est inacceptable", a également déploré le président de la République, qui "appelle tout le monde au calme". Emmanuel Macron a aussi évoqué sa "solidarité" avec les familles, le corps enseignant et les forces de l'ordre, précisant qu'en cas "d'écart" de ces dernières, des "poursuites" devront être engagées. "Les lycées sont faits pour être ouverts et transmettre un savoir, ils sont pas faits pour être bloqués ou brûler des poubelles", a conclu le chef de l'État.