Blocage des lycées: Matignon évoque des "violences urbaines" et dénonce une "manœuvre" de LFI

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Sébastien Lecornu, le 11 juin 2026
Sébastien Lecornu, le 11 juin 2026
par Maxence Kagni, le Jeudi 1 octobre 2026 à 16:45

Selon le gouvernement, le mouvement de blocage des lycées a basculé vers des "violences urbaines". Accusé d'être à l'origine du mouvement, La France insoumise évoque une mobilisation "spontanée".

Il ne s'agit plus, selon les services du Premier ministre, d'un blocus lycéen, mais de "violences urbaines". Ce jeudi, Matignon a annoncé à l'issue de la cellule interministérielle de crise que le mouvement de blocage des lycées avait basculé dans une autre dimension.

Selon les services de renseignement, le mouvement est une "manoeuvre organisée par La France insoumise et ses proxys de l'ultra-gauche", a indiqué jeudi Matignon. Face aux tensions, le gouvernement estime que la "continuité du service public de l’éducation est quasiment impossible dans un certain nombre de lycées, exposant ainsi les personnels éducatifs et lycéens à un danger".

Par conséquent, plusieurs lycées seront basculés dans les prochaines heures en distanciel, selon des modalités qui seront précisées ce jeudi soir par le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray. Matignon fait savoir que le ministre rencontrera les organisations représentatives des lycéens. 

LFI réplique

La France insoumise a réagi ce jeudi, par l'intermédiaire de son coordinateur national, le député Manuel Bompard. "J'appelle le gouvernement à ne pas sombrer dans le complotisme et dans l'infantilisation des lycéens. Ce mouvement spontané est né d'une exaspération face à des conditions d'éducation absolument indignes", a déclaré l'élu des Bouches-du-Rhône. Le député demande au Premier ministre de "renoncer à jouer la stratégie du pourrissement et de la provocation".

Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon a réagi sur son compte X : "Je suis très inquiet des violences policières contre les jeunes gens (...) Je l'ai dit, je le dis et redis : nous sommes pour les méthodes de lutte non violentes", écrit le candidat à l'élection présidentielle. Affirmant que le mouvement s'étendait désormais aux universités, le leader de La France insoumise estime que "le pouvoir macroniste a fait une terrible erreur" : "En nous accusant de tous les maux, il pense régler le problème. Voilà le résultat", a-t-il conclu.