Face à la mobilisation des lycéens, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé ce jeudi 8 octobre, sur TF1, un plan d'urgence pour lutter contre le non-remplacement des professeurs absents. Au total, 114 lycées ont été identifiés comme étant en situation critique, et 400 autres également prioritaires. Il a indiqué que 3 000 enseignants non affectés seront mobilisés "dans les heures et les jours qui viennent" et que plusieurs centaines d'autres seront recrutés.
3 024 professeurs. Ce sont les effectifs prêts à être déployés dès ce vendredi par le ministère de l'Éducation nationale pour répondre à la crise dans les lycées. Édouard Geffray, invité de TF1 ce jeudi, a annoncé un plan d'urgence pour certains lycées jugés dans une situation "très problématique".
Ce déploiement peut avoir lieu grâce à un nouveau logiciel mis en place par son ministère, explique-t-il. "Grâce à un logiciel que j'ai demandé il y a un an, on a pu identifier 114 établissements considérés comme rouges et 400 comme oranges", a détaillé Édouard Geffray.
Résultat, le gouvernement pense pouvoir mobiliser efficacement des professeurs, actuellement sans affectation. Par ailleurs, le ministre va "autoriser les recteurs à recruter plus que ce pour quoi ils sont autorisés", évoquant le recrutement de "plusieurs centaines d'autres" enseignants entre vendredi et mardi. Le ministre promet ainsi d'attribuer "des centaines de milliers" d'heures d'enseignement supplémentaires. Interrogé sur le coût de la mesure, il réponse que "ce qui m'intéresse, c'est que des élèves qui n'ont pas cours aujourd'hui vont avoir cours demain".
"Chaque heure de cours perdue faute de professeur remplacé pénalise les élèves", a ajouté après l'intervention de son ministre, Sébastien Lecornu. Il précise que ce plan d'urgence doit "permettre davantage de remplacements de courte durée par des professeurs déjà présents dans l’établissement dès la rentrée de la Toussaint", du fait de l’attribution de centaines de milliers d’heures dans le cadre du "pacte enseignant".
Interrogé sur les raisons pour lesquelles ces mesures n'avaient pas été prises plus tôt, Édouard Geffray a mis en avant l'absence d'outils permettant d'identifier précisément les besoins. "Le logiciel est en cours de déploiement, j'ai accéléré les choses, il était prévu pour début novembre. Nous n'avions pas les outils de pilotage", a-t-il justifié.
Le ministre a par ailleurs indiqué que 66 000 lycéens avaient répondu à une consultation organisée ces derniers jours, promettant des réponses "établissement par établissement".
Enfin, il a annoncé que le gouvernement déposerait des amendements au projet de loi de finances pour 2027 concernant le budget de l'Éducation nationale. Sans annoncer que son budget augmenterait par rapport au projet déjà présenté, cela pourrait faire évoluer les milliards déjà prévus.