Les élections sénatoriales de ce dimanche renouvelaient la moitié de la Chambre haute, soit 178 sénateurs, sur les 348 que compte le Sénat. Parmi les candidats en course, une trentaine de députés, dont une majorité étaient issus des rangs du RN. Les députés élus sénateurs seront remplacés à l'Assemblée nationale par leurs suppléants. Les voici.
Comme tous les trois ans, le Sénat se renouvelait pour moitié ce dimanche 27 septembre. Le scrutin concernait 178 sièges, sur les 348 que compte le palais du Luxembourg. Et une trentaine de députés avaient décidé de tenter leur chance pour changer de "chambre" parlementaire. Parmi les 34 candidats issus de l’Assemblée nationale, 27 figuraient à une place éligible*.
Les résultats sont désormais connus et huit députés ont été élus sénateurs. Il s'agit de :
Valérie Bazin-Malgras (Droite républicaine) est élue dans l'Aube ;
Loïc Kervran (Horizons) est élu dans le Cher ;
Christophe Plassard (Horizons) est élu en Charente-Maritime ;
Sylvie Josserand (Rassemblement national) est élue dans le Gard ;
Edwige Diaz (Rassemblement national) est élue en Gironde ;
Manon Bouquin (Rassemblement national) est élue dans l'Hérault ;
Frank Giletti (Rassemblement national) est élu dans le Var ;
Gabriel Amard (La France insoumise) est élu dans le Rhône.
C’est du côté du Rassemblement national, qui présentait de loin le plus grand nombre de députés, que les résultats étaient particulièrement scrutés. Sur les 22 députés RN engagés dans le scrutin, 16 étaient en position éligible, et finalement quatre d'entre eux ont été élus : Sylvie Josserand, Edwige Diaz, Manon Bouquin et Frank Giletti.
Au-delà des députés en lice pour un siège de sénateur, l'enjeu principal pour le mouvement de Marine Le Pen était de pouvoir constituer un groupe (il faut dix élus pour cela). "Nos trois sénateurs sortants vont être rejoints par une douzaine de sénateurs élus", a indiqué Sébastien Chenu sur X. "Pour la première fois de son histoire, le Rassemblement national va constituer, avec ses alliés de l'UDR du président Éric Ciotti, un groupe au Sénat", a écrit Jordan Bardella sur le même réseau social, quand Marine Le Pen a salué "une victoire historique" et "une étape majeure".
Du côté de La France insoumise, si le député Emmanuel Fernandes a été battu dans le Bas-Rhin, ce n'est pas le cas de Gabriel Amard dans le Rhône, qui fait donc son entrée au Sénat et offre à son mouvement un premier élu.
"Ce soir, la France insoumise rentre au Sénat !", a salué le coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard, sur X, immédiatement imité par le leader insoumis. "Dans le Rhône, Gabriel Amard nous fait entrer au Sénat, en dépit de toutes les tentatives de barrage. Heureux augure pour 2027", a lancé Jean-Luc Mélenchon. Dans un communiqué publié dimanche soir, La France insoumise s'est félicité de ses "scores manifestant une poussée considérable" et a regretté avoir manqué "à trois voix près l'élection de Martha Pecina chez les Français de l'étranger en raison des combinaisons de la direction des Écologistes".
Et maintenant, que vont devenir les députés désignés sénateurs ce dimanche soir ? Leur élection entraînera leur départ automatique du Palais-Bourbon, où ils seront remplacés par leurs suppléants.
* LCP avait comptabilisé en "non éligible" les députés figurant sur une liste à une place plus éloignée que le nombre de sièges à pourvoir dans le département.