Sur RTL ce mardi matin, le député socialiste Philippe Brun a indiqué qu'un référé serait examiné par la justice dans la matinée. Il l'a déposé dans le but de réintégrer le parti et la primaire du camp social-démocrate. La décision sera rendue mercredi.
Le socialiste Philippe Brun, suspendu de son parti et évincé de la primaire de gauche, après des accusations de violences à l'encontre d'une ex-collaboratrice, a indiqué ce mardi 22 septembre sur RTL qu'un référé sera examiné dans la matinée pour qu'il soit réintégré au processus électoral mis en place par l'espace social-démocrate en vue de l'élection présidentielle, et à son parti. La décision a été mise en délibéré et sera rendue mercredi.
"Je souhaite que la justice rétablisse mon honneur. (...) Cette femme, je ne l'ai jamais violenté", a assuré le député de l'Eure. "Je souhaite qu'elle dépose plainte, à un moment ça suffit la calomnie", a-t-il ajouté, assurant avoir de son côté "plein de choses à (sa) disposition qui prouve (son) innocence".
Revenant sur l'annonce de sa suspension, Philippe Brun s'en est pris à la direction du Parti socialiste. "Je n'ai même pas eu un appel, (...) ils ne m'ont pas prévenu avant mon exécution", a-t-il déploré, évoquant la réunion en visioconférence du bureau national mercredi dernier où il a appris les accusations portées à son encontre. "Ils se sont déshonorés moralement", a ajouté l'élu.