Violences du 17 octobre: le RN annonce son boycott de la commission d’enquête

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Marine Le Pen AFP 17/09/2025
Marine Le Pen le 17 septembre 2025
par Ivan Valerio, le Mercredi 21 octobre 2026 à 19:40, mis à jour le Mercredi 21 octobre 2026 à 19:47

Dans un communiqué publié ce mercredi soir, le Rassemblement national annonce sa décision de boycotter la commission d’enquête sur les violences du 17 octobre. Marine Le Pen, la patronne des députés RN, dénonce l’absence de rapporteur issu de son groupe et accuse le président de la commission des lois de ne pas avoir respecté ses engagements.

La commission d'enquête se fera sans le RN. Le groupe de Marine Le Pen annonce, ce mercredi 21 octobre au soir, qu'il ne participera pas aux investigations de la commission lancée par l'Assemblée nationale sur les violences survenues en marge des manifestations du samedi 17 octobre. Dans un communiqué, la présidente du groupe et candidate à l'Élysée dénonce la mise à l’écart de son groupe lors de la désignation des rapporteurs.

"Nous ne participerons pas à cette mascarade et boycotterons donc cette commission d’enquête", tranche Marine Le Pen. L'objet de sa colère réside dans la répartition des responsabilités au sein de cette commission d'enquête parlementaire. Alors que l'instance sera présidée par Vincent Caure (Renaissance), en sa qualité de président de la commission des lois, trois rapporteurs ont été désignés cet après-midi : Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), Roger Vicot (Socialistes), et Pouria Amirshahi (Écologiste et Social), ont nommés à l'issue d'une élection à trois tours et à bulletin secret au sein de la commission des lois. 

Une commission "discréditée"

Selon Marine Le Pen, le Rassemblement national avait conditionné son accord pour la création de cette commission d'enquête un engagement de Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, en faveur d’une "juste répartition des équilibres politiques" pour les postes à responsabilités. Ils seront essentiels, puisqu'ils auront la charge de piloter les travaux et les auditions et seront chargés de rédiger le rapport final. Ils bénéficient aussi de pouvoirs de contrôle sur pièces et sur place, et peuvent exiger de consulter des documents sauf exceptions liées au secret défense.

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D’après le communiqué du groupe RN, Vincent Caure s’était engagé à faire désigner trois rapporteurs issus des trois blocs de l’hémicycle. Marine Le Pen l’accuse d’avoir "renié sa parole", sous l’effet d’une alliance allant de La France insoumise au bloc central. Pour le poste de rapporteur, le RN avait présenté le député Mickael Taverne.

Marine Le Pen critique la désignation de deux députés de gauche, l’écologiste Pouria Amirshahi et le socialiste Roger Vicot. Elle reproche au premier ses prises de position sur les violences policières et au second d’avoir défendu une "loi Nahel" visant à restreindre l’usage des armes à feu par les forces de l’ordre. La cheffe des députés RN met aussi en cause l’impartialité de Vincent Caure, en invoquant ses anciennes fonctions auprès d’Emmanuel Macron à l’Élysée.

Une situation qui fait dire à Marine Le Pen que la commission est "discréditée avant même d’avoir débuté ses travaux".