La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, proposera mardi 20 octobre aux présidents des groupes politiques du Palais-Bourbon la création d’une commission d’enquête à la suite des violences survenues lors des manifestations du 17 octobre. Elle souhaite examiner à la fois "le mode opératoire des groupuscules violents" et "les éventuels dysfonctionnements" en matière de maintien de l'ordre.
Faire "toute la lumière sur les scènes de chaos et de pillages" à la suite "des violences d’une extrême gravité survenues lors des manifestations du samedi 17 octobre". C’est l’objectif affiché par Yaël Braun-Pivet au lendemain des violences survenues dans plusieurs villes de France. Dans un communiqué, la présidente de l’Assemblée nationale annonce qu’elle proposera la création d’une commission d’enquête lors de la prochaine conférence des présidents du Palais-Bourbon, qui aura lieu ce mardi 20 octobre,
Les investigations envisagées porteraient "sur ces débordements, le mode opératoire de ces groupuscules violents et la stratégie de maintien de l’ordre face à ces nouvelles formes d’émeutes urbaines", selon un communiqué publié ce dimanche par les services de Yaël Braun-Pivet. "La représentation nationale doit exercer pleinement son rôle de contrôle, comprendre le déroulement des évènements, l’organisation et les méthodes d’action des auteurs de ces violences", peut-on lire dans.
La présidente de l'Assemblée nationale considère qu'il appartiendra également à la commission d'enquête "d’analyser le degré d’anticipation de ces évènements, le dimensionnement et la doctrine de maintien de l’ordre qui leur a été opposée et d’en pointer les éventuels dysfonctionnements".
Pour Yaël Braun-Pivet, il s’agit d’apporter des réponses aux élus, aux commerçants, aux victimes et aux citoyens qui s’interrogent sur l’ampleur des débordements et la réponse des autorités. Les travaux de cette commission d'enquête, dont la création reste à acter, doivent permettre "de tirer les enseignements nécessaires afin d’éviter la répétition de tels faits, de mieux garantir l’ordre républicain et de mieux protéger les Français ainsi que le droit de chacun à manifester en liberté et en sécurité", conclut le communiqué.