Écrits antisémites attribués à Jordan Bardella: des propos "gravissimes", déclare Emmanuel Macron, qui demande au RN de "clarifier"

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Emmanuel Macron, le 30 septembre 2026.
Emmanuel Macron, le 30 septembre 2026. Capture X du compte Elysée.
par Maxence Kagni, le Mercredi 30 septembre 2026 à 16:51, mis à jour le Mercredi 30 septembre 2026 à 16:56

Le président de la République, Emmanuel Macron, a estimé ce mercredi 30 septembre que les écrits antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart "appellent à la condamnation la plus extrême". Le chef de l'État appelle les responsables du Rassemblement national à la "clarification". 

"Cela n'est pas la République." Ce mercredi, Emmanuel Macron a condamné les écrits antisémites attribués par Mediapart au président du Rassemblement national, Jordan Bardella. "Jamais nous n'accepterons de propos antisémites, jamais", a-t-il déclaré s'exprimant depuis Madrid, dans le cadre d'une visite d'État en Espagne. 

"Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables, ils ne souffrent pas quelque commentaire que ce soit, ils appelent à la condamnation la plus extrême", a martelé Emmanuel Macron. Et le chef de l'État d'appeler le RN à la "clarification" : "C'est le rôle des responsables politiques, qu'ils clarifient, la ligne, les mots et les gens qui dans leur parti peuvent prononcer de telles choses."

La lutte contre l'antisémitisme est l'une des priorités de la République, parce qu'elle est existentielle à la République elle-même. Emmanuel Macron 

Des propos qui ont fait réagir Jordan Bardella ce mercredi : "Après le 7 octobre 2023, j’ai marché dans les rues de Paris, et me suis rendu en Israël. Pas lui", a écrit le patron du Rassemblement national, sur son compte X. Une référence à la marche "Pour la République et contre l'antisémitisme" organisée par la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et le président du Sénat, Gérard Larcher. Le Rassemblement national y avait participé, pas Emmanuel Macron.

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"Je déplore la violence qui s'installe"

Lors de sa conférence de presse, Emmanuel Macron a aussi été interrogé sur les propos de Marine Le Pen, qui a invité mardi le site d'information Mediapart a "enfiler son costard en kevlar" : "Je déplore comme vous la violence qui s'installe", a réagi le président de la République, selon qui "la violence langagière conduit toujours après à une escalade".

"Même quand c'est métaphorique, ce qui doit accompagner un débat démocratique, c'est le respect et c'est l'argument", a précisé le chef de l'État. "Je pense qu'il est inacceptable d'avoir des mots violents à l'égard des adversaires politiques et qu'il est inacceptable de s'en prendre à ceux qui sont pour partie les organisateurs de ce débat", a conclu Emmanuel Macron.