Lycées bloqués: Gérald Darmanin veut faire "payer" les réparations aux parents des mineurs responsables de dégâts

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Gérald Darmanin sur RTL, le 2 octobre 2026
Gérald Darmanin sur RTL, le 2 octobre 2026
par Raphaël Marchal, le Vendredi 2 octobre 2026 à 09:33, mis à jour le Vendredi 2 octobre 2026 à 09:40

Invité de RTL ce vendredi 2 octobre, le  ministre de la Justice a annoncé qu'il avait demandé aux procureurs d'engager la responsabilité civile des parents en cas de dégâts provoqués par leurs enfants lors du mouvement de blocage des lycées. "Quand on détruit des lycées, quand on s'attaque à des abribus, lorsqu'on attaque des transports, on demande la responsabilité civile des parents", a déclaré Gérald Darmanin.

Alors que le mouvement de contestation lycéenne s'est étendu et durci ces derniers jours et que le gouvernement dénonce les violences et les dégâts commis, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, estime que les parents doivent être "solidaires financièrement des exactions commises par leurs enfants".

Sur RTL, le garde des Sceaux a indiqué qu'il avait donné consigne "aux procureurs généraux de faire requérir par les procureurs une réponse ferme, la plus rapide possible, mais surtout de demander la responsabilité civile", mécanisme de responsabilité renforcé par la loi du 23 juin 2025 visant à renforcer l'autorité de la justice à l'égard des mineurs délinquants et de leurs parents.

Cette mesure vise à faire payer les réparations aux parents, a-t-il rappelé. "C'est bien plus utile que l'enfermement", a jugé Gérald Darmanin, soulignant d'ailleurs qu'une seule détention provisoire avait été prononcée jusqu'à maintenant dans le cadre du blocage des lycées, à l'égard d'un majeur. "Quand on détruit des lycées, quand on s'attaque à des abribus, lorsqu'on attaque des transports, on demande la responsabilité civile des parents désormais", a martelé le ministre de la Justice.

Plus généralement, Gérald Darmanin a estimé que le mouvement dépassait désormais la "contestation légitime que peuvent avoir une partie des lycéens, des étudiants", dès lors que des établissements ont été brûlés et des personnels éducatifs menacés et violentés. Au total, depuis le début de la contestation, quelque 2 000 personnes ont été interpellées, dont 90 % de mineurs, a-t-il détaillé. Les deux tiers des interpellations ont débouché sur des gardes à vues. Un tiers des interpellés l'ont été pour des violences commises contre les personnes.