Repas à 1 euro pour les étudiants: Matignon dément toute velléité de suppression

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Un resto U à Dijon (© Wikimedia)
Un resto U à Dijon (© Wikimedia)
par Raphaël Marchal, le Vendredi 25 septembre 2026 à 10:23, mis à jour le Vendredi 25 septembre 2026 à 11:01

Les services du Premier ministre ont démenti, ce vendredi 25 septembre, la "rumeur" qui circule sur une potentielle suppression du repas à 1 euro pour tous les étudiants dans les restaurants universitaires. Matignon affirme que "cette proposition n’est pas dans le budget". La généralisation de ce dispositif, depuis mai dernier, a entraîné une forte hausse de la fréquentation des restaurants universitaires. 

Non, il n'est pas question de revenir sur la généralisation des repas à 1 euro à l'ensemble des étudiants dans les restaurants universitaires. Ce vendredi, Matignon a tordu le coup à une "rumeur" évoquant une potentielle suppression de cette mesure dans le cadre du budget 2027. Selon les services du Premier ministre, Sébastien Lecornu, cette disposition ne figure pas dans la copie gouvernementale, qui sera présentée en Conseil des ministres jeudi prochain, le 1er octobre. 

Autrefois réservé aux étudiants les plus précaires, le repas à 1 euro est accessible à tous les étudiants, sans conditions de ressources, depuis le 4 mai dernier. Cette mesure avait été décidée durant les discussions budgétaires du début d'année 2026, le Parti socialiste en ayant fait une condition de l'accord de non-censure conclu avec le gouvernement.

Elle a toutefois entraîné une hausse de la fréquentation des restaurants universitaires, parfois très importante sur certains sites, où les files d'attente se multiplient. À bout de souffle, le personnel s'est mis en grève mardi 22 septembre partout en France pour dénoncer le manque de moyens. Le mouvement a été maintenu malgré l'annonce du ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, de porter l'enveloppe à 143 millions d'euros pour l'année prochaine. Cette somme doit compenser le passage du prix du repas de 3,30 euros à 1 euro, mais également permettre aux restaurants universitaires d’investir dans de nouveaux équipements et d'embaucher des personnels supplémentaires, a-t-il fait savoir.

Philippe Baptiste a cependant mis la pression sur les oppositions, laissant entendre que si le projet de loi de finances n'était pas adopté d'ici la fin de l'année, le déploiement du repas à 1 euro pour tous en subirait les conséquences. "Nous n'aurons pas les moyens financiers disponibles", a-t-il prévenu dans Ouest-France.