Après le 17 octobre et avant de nouvelles manifestations, Sébastien Lecornu reçoit les syndicats, sans les lycéens

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Sébastien Lecornu sortant de l'Elysée, le 22 juillet 2026.
Sébastien Lecornu sortant de l'Elysée, le 22 juillet 2026. CARINE SCHMITT / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
par Pierre Levrel, le Mercredi 21 octobre 2026 à 10:08, mis à jour le Mercredi 21 octobre 2026 à 10:37

Après les scènes de chaos du week-end dernier et alors que des appels à un "acte II" de la mobilisation circulent pour samedi prochain, le Premier ministre reçoit, ce mercredi 21 octobre, les organisations syndicales. Celles-ci appellent à une journée de grève et de manifestation le 5 novembre. Objectif : évoquer "les voies et moyens pour garantir l'indispensable liberté de manifester" que "certains essaient de dévoyer en l'associant à des actes inacceptables", a indiqué Sébastien Lecornu. 

Au lendemain du 17 octobre, au cours duquel des violences, des saccages et des pillages ont meurtri plusieurs villes de France, Emmanuel Macron avait dit sa "colère" et sa "honte". En parallèle, il avait assuré que le gouvernement répondrait aux "revendications légitimes" exprimées par les manifestants pacifiques. 

C'est dans ce contexte que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, reçoit ce mercredi matin les cinq syndicats représentatifs CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC pour évoquer "les voies et moyens pour garantir l'indispensable liberté de manifester" que "certains essaient de dévoyer en l'associant à des actes inacceptables", selon un courrier envoyé à ces organisations.

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, sera lui-même présent à la réunion, alors que de nouvelles manifestations sont prévues samedi à l'appel de gilets jaunes et de mouvements lycéens. Le 5 novembre, une mobilisation est prévue à l'appel des syndicats reçus ce jour à Matignon (à l'exception, à ce stade, de la CFE-CGC). 

La question lycéenne évoquée... sans eux

Dans son courrier aux organisations syndicales, Sébastien Lecornu évoque également "les réponses aux demandes exprimées par une partie de la jeunesse et en particulier par les lycéens et étudiants", mais en l'absence de leurs représentants - ce qui interroge les syndicats conviés à Matignon. 

Par ailleurs, les organisations syndicales entendent mettre leurs revendications sur la table, concernant le pouvoir d'achat en général et le coût de l'énergie en particulier. Il n'est "pas question de ne parler que de l'organisation de la mobilisation" du 5 novembre ou de recevoir "une leçon de responsabilité", a prévenu la CFDT. 

Dans son courrier, le Premier ministre indique que l'échange tenu ce matin se poursuivra dans les prochaines semaines, précisant qu'il a demandé au ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, "de travailler" avec les syndicats "sur différentes mesures, y compris concernant la thématique du pouvoir d'achat". 

Demain, jeudi 22 octobre, ce sont les partis politiques qui seront reçus à Matignon.