Attentat de Trappes: le Rassemblement national poursuit le journal Le Monde en diffamation

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La police scientifique à Trappes, le 23 octobre 2026 (© DIMITAR DILKOFF / AFP)
La police scientifique à Trappes, le 23 octobre 2026 (© DIMITAR DILKOFF / AFP)
par Raphaël Marchal, le Mardi 27 octobre 2026 à 11:52, mis à jour le Mardi 27 octobre 2026 à 11:57

Le Rassemblement national a annoncé ce mardi 27 octobre qu'il poursuivait Le Monde en diffamation, après que le journal a affirmé dans un premier temps que des tracts du RN avaient été retrouvés dans la voiture du tueur de Trappes. Le parti de Jordan Bardella dénonce une "opération militante visant à salir" son image.

"Le journal Le Monde s’est une fois encore prêté à une opération militante visant à salir le Rassemblement National." Dans un communiqué publié ce mardi 27 octobre, le parti de Jordan Bardella annonce qu'il poursuit en diffamation le journal, l'accusant d'avoir diffusé une "information infondée" et "mensongère" portant sur le suspect de l'attentat de Trappes, Kevin T., qui a fait un mort et plusieurs blessés.

Dans un premier temps, Le Monde avait rapporté ce dimanche que des tracts du RN avaient été retrouvés dans la voiture du tireur présumé, en s'appuyant sur une "source proche de l'enquête". Une information relayée par plusieurs médias, mais finalement démentie par le parquet national antiterroriste (Pnat). "Aucun tract d’un parti politique n’a été découvert dans son véhicule", a indiqué le procureur antiterroriste, Olivier Christen, lors d'un point presse organisé ce lundi. Le Monde a alors procédé à la mise à jour de son article.

"Toute la classe politique s’est déshonorée en relayant ce mensonge, uniquement à des fins électoralistes. Le Rassemblement national ne laissera passer aucune manœuvre visant à le salir, encore moins quand il s’agit de lui faire endosser la responsabilité d’actes abominables", assure le RN dans son communiqué.

Une enquête pour "assassinat et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste", avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis en raison "de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, ethnie, nation ou religion" a été ouverte. Un temps suspendue en raison de l'état psychiatrique du suspect, la garde à vue de Kevin T. a repris ce lundi après-midi. Elle est susceptible de durer jusqu'à jeudi.