En Gironde, Sébastien Lecornu assure n'avoir "strictement rien à cacher" sur la gestion des incendies

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Sébastien Lecornu à son arrivée à Mérignac lundi 17 août.
Sébastien Lecornu à son arrivée à Mérignac lundi 17 août. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / POOL / AFP
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Lundi 17 août 2026 à 11:50, mis à jour le Lundi 17 août 2026 à 12:23

"Nous n'avons strictement rien à cacher" s'agissant de la gestion des incendies, a assuré lundi le Premier ministre, Sébastien Lecornu, depuis Mérignac (Gironde), après avoir visité la commune du Porge, ravagée par le feu de juillet. Des annonces sont attendues dans l'après-midi.

Après une première visite officieuse dimanche, Sébastien Lecornu est retourné lundi 17 août au matin au Porge (Gironde), où 183 maisons ont brûlé lors du feu de juillet. Hué à son arrivée, le Premier ministre s'est entretenu avec des habitants sinistrés et des agriculteurs, a indiqué son entourage. Il a ensuite pris la parole, face à la presse, en ouverture d'une table-ronde avec des membres de son gouvernement, des élus et des acteurs économiques de la région.

"Nous n'avons strictement rien à cacher sur le déroulé des opérations de protection incendie de ces dernières semaines. Ça vaut pour les Landes, ça vaut pour la Gironde" et "d'autres territoires", a déclaré Sébastien Lecornu, qui doit faire des annonces en début d'après-midi.

Le chef du gouvernement a demandé à la préfète de Gironde et au dirigeant départemental des pompiers de "tenir toutes les réunions qui vont bien avec la population pour expliquer ce qui s'est passé minute par minute, heure par heure, la nature et la qualité des moyens engagés, pourquoi tel ou tel choix tactique a été fait".

Il dénonce "quelques dérives un peu complotistes"

"Parce que ce n'est pas des choix qui ont été décidés depuis Paris, pour être honnête, la plupart des choix des premières heures n'ont pas été décidés non plus depuis Bordeaux. On est véritablement dans une approche tactique très, très déconcentrée de la prise de décision", a poursuivi le Premier ministre.

S'il a jugé "naturel" qu'il y ait "de la colère, de l'émotion", car "les gens ont tout perdu", Sébastien Lecornu a également tenu à "remettre un tout petit peu de vérité et de rationalité dans ce qui s'est passé". "On ne peut pas dire qu'on a confiance dans nos pompiers et en même temps donner à voir, parfois, quelques dérives un peu complotistes dans lesquelles, au fond, l'essentiel n'aurait pas été fait", a-t-il déclaré.

Certains habitants du Porge estiment que lors du mégafeu, les autorités ont sacrifié leurs maisons pour protéger le Cap-Ferret, au bord du très touristique bassin d'Arcachon.

Avec 42.000 hectares parcourus, l'incendie fixé le 1er août est le plus grand en superficie en France depuis 1949. Avançant à une vitesse folle, les flammes se sont approchées à 15 km de la métropole bordelaise et ont provoqué l'évacuation de plus de 220.000 résidents et touristes.

(avec AFP)