"La haine doit cesser": l’émotion de la classe politique après l’attaque dans les Yvelines

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Yaël Braun-Pivet, le 17 février 2026.
Yaël Braun-Pivet, le 17 février 2026.
par Maxence Kagni, le Vendredi 23 octobre 2026 à 16:23

Un homme a tiré en rafale vendredi depuis une voiture dans les rues de Trappes et de La Verrière dans les Yvelines, tuant une personne et en blessant au moins quatre, dont une enfant. La classe politique dénonce unanimement cette attaque dont s'est saisi le parquet antiterroriste, la gauche insistant sur son caractère raciste.

Ce vendredi, un homme âgé de 39 ans est suspecté d'avoir ouvert le feu à l'arme automatique sur des passants dans les rues de Trappes et de La Verrière dans les Yvelines, tuant une personne et en blessant au moins quatre, dont une enfant. Une attaque terroriste condamnée unanimement par la classe politique. Le président de la République, Emmanuel Macron, a dit sur X sa "profonde émotion", affirmant que la Nation "se tient aux côtés" des victimes, de leurs familles, et de "tous les habitants des Yvelines".

"Je pense à la famille de la victime, aux blessés et à leurs proches. Je veux leur dire toute ma solidarité dans cette épreuve", a réagi pour sa part la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, qui a évoqué des faits d'une "extrême gravité". "La saisine du Parquet national antiterroriste et la piste d’un mobile raciste donnent une gravité supplémentaire à ce drame", a ajouté dans un second temps la députée des Yvelines. 

"La haine doit cesser", écrit Gabriel Attal

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a en effet annoncé avoir ouvert une enquête pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée". Face à de tels faits, le président du Sénat, Gérard Larcher, appelle à "retrouver le chemin de l’apaisement et de la paix civile sans lesquels aucun dialogue n’est possible !"

"La haine tue. La haine déchire notre pays. La haine doit cesser. Notre pays, la France, ce n'est pas ça. Je sais que l'immense majorité des Français ne le supporte plus", a écrit le président du groupe Ensemble pour la République, Gabriel Attal. "Le terrorisme doit être combattu sans relâche, avec une détermination absolue", a réagi pour sa part Edouard Philippe. 

"Le racisme tue", commente la gauche

La gauche, elle, insiste sur le mobile de l'attaque terroriste : "Le racisme tue", a commenté Jean-Luc Mélenchon, sur X. "Face à ce crime odieux, tous les êtres humains se souviennent qu'ils sont semblables en se voyant tous horrifiés et indignés", a écrit le candidat à l'élection présidentielle. "Chacun doit mesurer la gravité des discours qui banalisent le racisme et propagent l’idée du 'grand remplacement'", commente quant à lui le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. 

"Le racisme tue car la violence des mots précède toujours la violence des actes", a aussi réagi la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, qui appelle chacun à faire "preuve de retenue dans le choix des mots". "Comment ne pas être profondément en colère alors que nous alertons sans relâche sur la haine que propage l’extrême droite !", a écrit le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel. 

De l'autre côté du spectre politique, la candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle Marine Le Pen évoque "un acte barbare dont les motivations devront être établies, et les responsables sévèrement punis", tandis qu'Eric Ciotti affirme que "les faits extrêmement graves qui frappent les Yvelines sont une abomination". Le candidat des Républicains Bruno Retailleau a pour sa part évoqué des faits d'une "violence terrifiante", tandis que David Lisnard a dénoncé un "acte effroyable".