Après l'incendie de la mairie de Limoges hier, samedi 17 octobre, et la menace de démission de l'édile, Guillaume Guérin, qui demandait un "plan particulier" pour sa ville, Sébastien Lecornu lui a répondu ce dimanche. Le Premier ministre se rendra à Limoges dans les prochains jours.
Le maire de Limoges, Guillaume Guérin (Les Républicains), a menacé de démissionner ce dimanche 18 octobre, après les violences de la veille dans sa ville, où l'hôtel de ville a été incendié. "Je veux un plan particulier pour Limoges. Je veux qu'on me donne la capacité de reconstruire cette mairie", a lancé l'élu, faisant le parallèle avec la cathédrale Notre-Dame de Paris. "Ce n'est pas aux Limougeauds de payer la casse", a-t-il ajouté, demandant des "millions", ainsi qu'un "engagement écrit" du gouvernement, et laissant 48 heures à l'exécutif pour répondre.
La police nationale "a manqué de moyens" et "a reculé" face aux casseurs, à Limoges comme ailleurs, a déclaré Guillaume Guérin à la presse, devant les décombres de l'hôtel de ville. Samedi, "une extrême gauche a infiltré environ 700 individus. Cagoulés, surentraînés, armés. Mieux équipés que certains policiers nationaux, et là pour tuer des flics", a poursuivi l'édile, qui préside aussi la métropole limousine.
C'est le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui lui a répondu. "Je peux vous assurer de mon soutien personnel et de celui du gouvernement (...). Toute la lumière devra être faite sur les conditions dans lesquelles ces actes ont pu être commis", écrit-il dans un courrier à Guillaume Guérin, assurant que "la mairie de Limoges sera reconstruite car elle est le symbole d'une Nation qui ne se laisse ni abattre ni intimider".
Concernant le volet financier de la reconstruction, le chef du gouvernement indique que "les seuls contribuables de Limoges ne peuvent supporter le coût d'une telle destruction" et que l'Etat "apportera son concours budgétaire direct à la reconstruction".
Sébastien Lecornu annonce aussi sa venue à Limoges cette semaine avec plusieurs de ses ministres, afin de "fixer un calendrier, une méthode et les moyens à mobiliser".