Lycées: 35% des 3000 professeurs remplaçants déjà déployés, indique Edouard Geffray

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Edouard Geffray, le 13 octobre 2026.
Edouard Geffray, le 13 octobre 2026. LCP
par Maxence Kagni, le Mardi 13 octobre 2026 à 10:46, mis à jour le Mardi 13 octobre 2026 à 22:47

Le ministre de l'Education nationale a précisé ce mardi, sur France inter, que l'Etat travaillait depuis "un an" à un meilleur déploiement des professeurs remplaçants au lycée. Selon lui, 35 % des 3 000 enseignants promis sont déjà affectés.

"Les lycéens sont entendus." Ce mardi, le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray a précisé, au micro de France inter, la promesse de déployer 3 000 enseignants remplaçants dans les établissements scolaires. "Depuis vendredi, 35 % des remplaçants qui étaient disponibles ont déjà été affectés, et on a déjà recruté une centaine de personnes supplémentaires depuis vendredi", a déclaré le ministre.

Interrogé sur la mobilisation de ces 3 000 professeurs, Edouard Geffray a expliqué que cela faisait "un an" que le ministère de l'Education nationale "y travaill[ait]". "Nous sommes une structure de 1,2 million de personnes", a déclaré le ministre, qui évoque un "enjeu d'optimisation". Le ministre explique que ces remplacements, qui arrivent opportunément en pleine crise lycéenne, sont le résultat du déploiement "en cours" de nouveaux outils informatiques "nettement plus performants" venant prendre la place d'autres, qui étaient "un peu archaïques".

Des amendements gouvernementaux

Au-delà de ces professeurs remplaçants, Edouard Geffray a expliqué que "plusieurs centaines de postes, quasiment un millier" allaient être créés. Ces recrutements de contractuels doivent "augmenter la capacité de remplacement" de l'Education nationale.

La suppression de 1 588 postes d'enseignants dans le Budget 2027 pourrait rapporter "quelques dizaines de millions d'euros", a par ailleurs précisé le ministre, expliquant qu'il n'y aurait pas de postes supprimés au lycée. Edouard Geffray a toutefois affirmé que le gouvernement pourrait "interroger cet aspect du projet de loi de finances" en déposant lui-même des amendements. 

Le ministre de l'Education a aussi profité de son passage sur France inter pour saluer le succès de la plateforme dédiée au mouvement lycéen, lancée par le gouvernement : "La plateforme lycéenne qu'on a ouverte a déjà reçu 86 000 contributions, ce n'est pas tout à fait neutre, c'est par exemple plus que le nombre de personnes qui ont voté pour Raphaël Glucksmann à la primaire", a-t-il déclaré.