Manifestations lycéennes: le gouvernement annonce un débat sur l'avenir de Parcoursup à l'Assemblée nationale

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par Pierre Levrel, le Lundi 26 octobre 2026 à 17:32, mis à jour le Lundi 26 octobre 2026 à 17:42

Ce lundi 26 octobre, le gouvernement entend répondre aux demandes exprimées dans les manifestations lycéennes, que le président a jugées "légitimes" dans la matinée. Le système d'orientation Parcoursup devrait notamment être réformé d'ici 2027, puis remplacé en 2028. Son avenir fera l'objet d'un débat, organisé mercredi à l'Assemblée nationale. 

Le président avait annoncé, lundi 26 octobre depuis Marseille, que les demandes "légitimes" des lycéens seraient entendues. Le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a annoncé en début d'après-midi la tenue d'un débat sur "l'avenir du processus d'orientation et d'affectation des lycéens dans l'enseignement supérieur". Ce temps d'échange sera organisé mercredi à 17 h, à l'Assemblée nationale.

Un débat sans vote

Au titre de l'article 50-1 de la Constitution, introduit par révision en 2008, l'Assemblée nationale et le Sénat peuvent être saisis d'un débat qui conduit optionnellement à un vote, selon un choix opéré par le gouvernement. S'il est organisé, ce scrutin n'est pas susceptible d'engager sa responsabilité, comme le précise la loi suprême. Toutefois, il offre un aperçu des positions des groupes politiques représentés au Palais Bourbon. 

En principe, le débat organisé via l'article 50-1 est initié à la demande du gouvernement, ou d'un groupe parlementaire - ici, ce sont bien les ministres qui ont pris l'initiative d'observer un temps d'échange. Mardi 27 octobre, la Conférence des présidents (qui réunit plusieurs figures du Palais-Bourbon et fixe son ordre du jour) affinera les modalités du rendez-vous. 

Un processsus de substitution d'ici 2028

Les députés feront donc une série de déclarations mercredi après-midi, concernant Parcoursup, dans la foulée d'un propos liminaire du gouvernement. Pour l'heure, Sébastien Lecornu a annoncé une réforme du mode de sélection vers l'enseignement supérieur, qui serait conduite l'an prochain, avant de céder la place à un processus de substitution, dès 2028. Le débat offrira une occasion de préciser ce calendrier et les intentions du gouvernement, et d'entendre les griefs des partis politiques.

À noter, toutefois, que chaque écurie a déjà eu l'occasion de s'exprimer sur le sujet dans le cadre de l'élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon réclame par exemple la suppression de Parcoursup, tandis que Raphaël Glucksmann souhaite remplacer le logiciel, après une concertation. Bruno Retailleau défend une nouvelle plateforme assumant une sélection au mérite, tandis que Marine Le Pen prône une réforme garantissant davantage de transparence. Édouard Philippe reconnaît les dysfonctionnements du dispositif - né lorsqu'il était Premier ministre. Gabriel Attal, enfin, souhaite renforcer l’accompagnement des candidats.