Présidentielle: Yaël Braun-Pivet plaide pour un "candidat unique" du centre et de la droite, mentionnant Gérard Larcher comme recours possible

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La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.
La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mardi 27 octobre 2026 à 22:55, mis à jour le Mardi 27 octobre 2026 à 23:03

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, plaide dans Le Figaro pour une candidature unique allant "du MoDem à la droite républicaine" pour l'élection présidentielle 2027, afin de préserver les chances du bloc central de parvenir au second tour, mentionnant son homologue du Sénat, Gérard Larcher, comme un recours possible.

"Dans ces temps difficiles, nous avons besoin d'unité et d'apaisement. Comme d'autres, Gérard Larcher peut incarner ce rassemblement." Ces mots sont ceux de Yaël Braun-Pivet – élue des Yvelines comme le président du Sénat – qui, dans une interview au Figaro publiée ce mardi 27 octobre au soir, s'exprime sur l'élection présidentielle à venir. "Nous devons travailler avec les candidats du socle commun déjà déclarés, du MoDem à la droite républicaine", estime la présidente de l'Assemblée nationale.

Selon elle, "c'est au sein de ce collectif que nous devons trouver un candidat unique", à la faveur d'un "compromis" entre les différents courants, Gérard Larcher étant quant à lui membre des Républicains. 

La députée Ensemble pour la République considère que "le plus vite sera le mieux", alors que plusieurs candidats de cet espace politique se font aujourd'hui concurrence, sans que les sondages d'intentions de vote successifs n'en qualifient un seul de façon systématique et certaine pour le second tour. Aux yeux de Yaël Braun-Pivet, il faut "absolument empêcher" un duel entre Marine Le Pen (Rassemblement national) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).

"Un projet, une vision et une personne"

Interrogée sur la tenue d'une primaire pour départager les prétendants de la droite et du centre, la présidente de l'Assemblée nationale affirme que "peu importent les modalités" du rassemblement. "Je souhaite qu'avec les différents candidats nous puissions converger autour d'un projet, d'une vision et d'une personne", poursuit-elle, estimant que les sondages actuels sont évidemment "un élément à prendre en compte parmi d'autres".

Par ailleurs, concernant les débats budgétaires en cours, Yaël Braun-Pivet "appelle Sébastien Lecornu à activer le 49.3 dans les prochains jours plutôt que de jouer la montre". Cet outil "permet de prendre en considération les débats à l’Assemblée et de répondre aux revendications sociales", explique-t-elle, alors qu'elle est en revanche opposée au recours aux ordonnances qui reviendrait à mettre en œuvre le texte initial. Ajoutant : "Les députés n'ont pas le sens du travail inutile."

Quant au risque de censure du gouvernement inhérent à l'utilisation de l'article 49.3, Yaël Braun-Pivet dit espérer que "les élus de la nation pensent à l’intérêt de la France avant tout".