Les députés Marc Fesneau (Les Démocrates), Maxime Michelet (UDR) et Aurélie Trouvé (La France insoumise), invités de Lundi, c'est politique sur LCP, ont réagi à l'annonce du gouvernement, qui souhaite réformer Parcoursup.
Le gouvernement a annoncé ce lundi soir, lors d'une conférence de presse, qu'il allait transformer Parcoursup à la rentrée 2027, avant de le remplacer en 2028. L'exécutif va également organiser un débat dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, ce mercredi, pour entendre les positions des groupes politiques sur l'avenir de la plateforme, dont la suppression est demandée par les organisations lycéennes et étudiantes.
"Cela veut dire que la mobilisation porte ses fruits et qu'il faut la continuer", a réagi La députée La France insoumise Aurélie Trouvé, invitée ce 26 octobre de Lundi, c'est politique, sur LCP. "Tout le monde se rend compte que Parcoursup est une horreur", affirme l'élue, qui regrette toutefois que le débat organisé par le gouvernement ce mercredi à l'Assemblée nationale ne sera pas suivi d'un vote des députés.
L'élue souhaiterait que les parlementaires puissent se prononcer sur une suppression pure et simple de la plateforme : "Nous, nous disons qu'il faut l'abroger tout de suite", a déclaré Aurélie Trouvé. La députée a également demandé une abrogation de la réforme Blanquer : "Il faut arrêter le lycée à la carte", a expliqué l'élue.
"François Bayrou avait dit lui-même qu'il y avait quelque chose qui dysfonctionnait" dans Parcoursup, a salué sur le plateau de LCP Marc Fesneau, le président des députés Les Démocrates. L'élu a néanmoins rappelé que la plateforme avait remplacé un "système qui lui-même dysfonctionnait".
Parmi les limites de Parcoursup, Marc Fesneau a évoqué une "appropriation tardive" du système par les élèves, "la nécessité de cocher pleins d'options pour essayer d'être quelque part" mais aussi le manque de transparence de la plateforme : "Il y a tout ça qu'il faut faire évoluer", a déclaré le député. Marc Fesneau a en revanche souligné la nécessité, selon lui, de conserver un "outil de sélection des lycéens qui veulent aller à la fac".
Le président du groupe Les Démocrates s'est en revanche dit "surpris" par l'organisation du débat à l'Assemblée nationale, ce mercredi après-midi, sur la question de Parcoursup. L'élu espère toutefois que les échanges permettront d'aborder la question de ce qui "a marché et ce qui n'a pas marché" en évitant "la démagogie".
Le député UDR Maxime Michelet, chargé des questions éducatives dans la campagne de Marine Le Pen, se réjouit pour sa part de l'organisation du débat de mercredi. Selon lui, celui-ci devra permettre de "cliver l'opinion" afin de "permettre aux citoyens de délibérer".
L'élu a expliqué que sa famille politique était favorable à la suppression de la "procédure Parcoursup" : "Elle doit être changée de fond en comble", a expliqué Maxime Michelet. "Nous voulons que la procédure d'admission à l'enseignement supérieur soit de nouveau fondée sur le diplôme d'accès à l'enseignement supérieur, qui est le baccalauréat", a-t-il précisé.
S'il arrivait au pouvoir, le Rassemblement national choisirait de supprimer la réforme Blanquer, afin "d'étudier la possibilité" de "structurer des filières" au sein des lycées. Maxime Michelet s'est par ailleurs dit favorable au maintien d'une forme de sélection et de "méritocratie" dans l'enseignement supérieur : "Il faut, pour réussir dans l'enseignement supérieur, avoir des bases (...) Tout le monde ne peut pas aller en classe préparatoire aux grandes écoles."
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