Violences urbaines: Sébastien Lecornu annonce des "couvre-feux partiels"

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Sébastien Lecornu, le 19 octobre 2026.
Sébastien Lecornu, le 19 octobre 2026.
par Maxence KagniAnne-Charlotte Dusseaulx, le Lundi 19 octobre 2026 à 12:53, mis à jour le Lundi 19 octobre 2026 à 13:36

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé ce lundi, à l'issue d'une cellule interministérielle de crise (CIC), que le gouvernement avait sollicité la mise en place de "couvre-feux partiels". "Ma détermination à rétablir l'ordre est totale", a-t-il assuré, entouré de plusieurs de ses ministres.

Sébastien Lecornu a annoncé avoir demandé "aux préfets de déclencher un certain nombre de couvre-feux pour ce [lundi] soir, partiels", qui peuvent être "très localisés". Le Premier ministre s'est exprimé ce lundi 19 octobre à l'issue de la cellule interministérielle de crise (CIC) qui s'est réunie pour réagir aux violences urbaines de ces samedi et dimanche 17 et 18 octobre. La carte de ces couvre-feux devrait pouvoir être communiquée dans l'après-midi, après des discussions avec les maires concernés, a affirmé le chef du gouvernement.

Il n'a pas écarté la possibilité de recourir à l'état d'urgence : "C'est quelque chose de lourd, y compris dans sa mise en place ; si c'est nécessaire, nous pourrions le faire", a déclaré le Premier ministre, qui juge plus adapté, pour l'instant, de recourir à des couvre-feux territorialisés. "Il n'est pas question que tout Paris soit sous couvre-feu, ça n'a pas de sens", a ajouté Sébastien Lecornu, qui a assuré que sa "détermination à rétablir l'ordre est totale".

"Il est hors de question de laisser s'installer ce bordel permanent" et "en même temps, [il ne faut pas] attenter aux libertés", a-t-il encore affirmé, appelant à "trouver cet équilibre".

"On a un mouvement de l'ultra gauche qui a envie d'organiser un désordre profond"

Sébastien Lecornu a indiqué qu'un "point spécifique avec tous nos services de renseignement" sera fait ce lundi avec Laurent Nunez. "On a un mouvement de l'ultra gauche qui a envie d'organiser un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle", a estimé le Premier ministre, qui a redit sa confiance à son ministre de l'Intérieur. Ce dernier a annoncé qu'un "certain nombre de mesures pour endiguer, empêcher d'agir les casseurs pilleurs" allaient être mises en place "dès ce [lundi] soir".

Lors de sa rencontre à venir avec les formations politiques (la date n'a pas encore été annoncée), le chef du gouvernement souhaite évoquer la question de la police, car "on ne peut pas avoir une instrumentalisation de la police dans le débat électoral de cette présidentielle". "Tout le monde parle de doctrine de maintien de l'ordre. (...) Est-ce qu'il faut la faire évoluer ? Puisque tout le monde en fait un objet politique, traitons là de la manière la plus sérieuse possible et la plus tehcnique possible", a-t-il fait valoir. 

La question de la sécurité de la campagne présidentielle, et donc des candidats, sera également "à l'ordre du jour" du rendez-vous. Alors que le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a indiqué que ni lui, ni Marine Le Pen, ne s'y rendrait – le RN sera "très certainement représenté par l'un de ses vice-présidents" –, Sébastien Lecornu les a "invités à reconsidérer leur position".