Le gouvernement prévoit le remplacement de Parcoursup en deux temps, cette année et l'année scolaire prochaine, selon des influenceuses dans le domaine de l'éducation reçues ce lundi midi par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avant les organisations de jeunesse.
Après Emmanuel Macron vendredi, c'est le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui reçoit ce lundi 26 octobre les organisations syndicales étudiantes et lycéennes, pour tenter de trouver une sortie de crise, alors que les mobilisations et blocages se poursuivent depuis plusieurs semaines. Également présents lors de ces rendez-vous, les ministres Édouard Geffray (Education nationale) et Philippe Baptiste (Enseignement supérieur) doivent faire des annonces lors d'une conférence de presse prévue à 17h30.
Mais déjà, plusieurs mesures sont avancées. Le Parisien en cite plusieurs. Même chose du côté des influenceurs dans le domaine de l'éducation qui étaient eux aussi invités à Matignon à la mi-journée ce lundi – soit avant les organisations syndicales. Au micro de BFMTV, l'une d'entre elles en liste cinq. LCP fait le point sur ce qui pourrait être annoncé par le gouvernement.
C'est l'une des principales revendications des lycéens : une refonte de Parcoursup, la plateforme actuelle de vœux pour l'enseignement supérieur, jugée pas assez transparente. S'il restera en place cette année, avec quelques changements dès le printemps 2027, le système sera remplacé par un autre l'année suivante, en 2028 donc. "Il y a le remplacement de Parcoursup en deux temps. On ne peut pas changer les procédures pour cette année et les lycéens qui sont en terminale actuellement, donc ils vont faire quelques changements, avec une clarté pour les algorithmes locaux et pour la sélection dans chaque école, et après, ils vont lancer un chantier pour l'année prochaine", ont déclaré Anna Baldy et Mathilde Fouqué, deux influenceuses.
Un groupe de travail, appelé "comité de réforme", réunissant lycéens, enseignants et ministres, doit être créé et rendre ses conclusions fin novembre, selon Le Parisien. Une source au sein de l'exécutif a confirmé à l'AFP la mesure visant Parcoursup.
Les partis politiques devraient, eux aussi, être consultés. Un débat – sans vote – sur "l'avenir du processus d'orientation" des lycéens se tiendra ce mercredi à 17 heures à l'Assemblée nationale à la demande du gouvernement, a indiqué à l'AFP le ministère des Relations avec le Parlement.
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Parce que la question des classes surchargées revient aussi dans les demandes du mouvement lycéen, le gouvernement souhaite fixer un plafond à 28 élèves maximum pour les classes de seconde. Cette mesure s'appliquerait en deux temps : 50% des lycées, les plus défavorisés, seraient concernés dès la rentrée 2027, pour atteindre 100% des établissements à la rentrée 2028.
Les créateurs de contenus sortis de Matignon à la mi-journée ont indiqué que 15.000 places seraient créées dans l'enseignement supérieur ; certaines organisations syndicales en demandaient, elles, jusqu'à 250.000. D'après Le Parisien, la priorité serait donnée aux filières techniques en tension, comme l'industrie ou les sciences, avec 10.000 places en BTS, 4.000 en IUT et 1.000 places en formations de santé.
Auprès de l'AFP, une source au sein de l'exécutif indique que l'augmentation du nombre de places dans l'enseignement supérieur concernerait plutôt les filières courtes (BTS et DUT notamment) et de santé.
Pour lutter contre la vétusté des établissements scolaires, ou les adapter au réchauffement climatique, l'Etat propose de rendre disponibles 4 milliards d’euros de prêts à taux réduits dans les quatre ans à venir pour les collectivités locales (les départements pour les collèges, les régions pour les lycées) qui souhaiteraient engager des travaux. Concernant les universités, il s'agit de débloquer 1 milliard d'euros supplémentaires, progressivement jusqu'en 2031, au profit d’une cinquantaine d’établissements.
Les bourses sur critères sociaux augmenteront cette année en fonction de l’inflation. Une proposition de loi en ce sens, portée par la députée communiste Soumya Bourouaha dans le cadre de la "niche parlementaire" du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR), avait été adoptée en juin à l'Assemblée nationale.
Une source au sein de l'exécutif indique à l'AFP que sur ce dernier point, l'indexation sur l'inflation sera accompagnée d'une refonte du barème pour rattraper les étudiants qui sont devenus non-boursiers pour un coût de plus d'une centaine de millions d'euros.