"La République a le droit de savoir": Yaël Braun-Pivet réclame la vérité sur les écrits antisémites attribués à Jordan Bardella

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Yaël Braun-Pivet sur France info, le 30 septembre 2026
Yaël Braun-Pivet sur France info, le 30 septembre 2026
par Raphaël Marchal, le Mercredi 30 septembre 2026 à 09:17, mis à jour le Mercredi 30 septembre 2026 à 09:25

Sur France info, la présidente de l'Assemblée nationale a indiqué ce jeudi attendre que Mediapart publient les preuves de leurs accusations portées contre Jordan Bardella. Yaël Braun-Pivet (Renaissance) a plus généralement jugé sévèrement la concrétisation des promesses de "dédiabolisation" du Rassemblement national.

Yaël Braun-Pivet n'avait pas encore réagi aux révélations de Mediapart, qui a exhumé des écrits antisémites attribués à Jordan Bardella. La présidence Renaissance de l'Assemblée nationale est longuement revenue sur l'affaire sur France info ce mercredi 30 septembre, espérant que la "vérité" éclate rapidement, le président du Rassemblement national niant la paternité de ces propos. 

"J'attends la vérité, j'attends que Mediapart puisse nous montrer les preuves qu'ils détiennent. Jordan Bardella se défendra, c'est son droit. [...] Mais la République a le droit de savoir qui se cache derrière ses responsables politiques. Nous ne pouvons pas tolérer en République des personnalités qui soient aux responsabilités et qui soient antisémites. C'est contraire au pacte républicain", a détaillé l'élue des Yvelines. "Si ces faits sont avérés, c'est extrêmement grave."

"Un coup de tonnerre"

Avant de revenir de manière plus large sur l'identité profonde du Rassemblement national. Certains électeurs du RN "ont cru sincèrement qu'il y avait eu une dédiabolisation, que le RN n'était pas le Front national, et qu'il s'était débarrassé de cette haine antisémite. [...] Ce serait un coup de tonnerre pour eux d'apprendre pour eux qu'ils ont été mystifiés pendant des années, qu'on les a bernés", a expliqué la présidente de l'Assemblée nationale.

"À chaque élection, ils sont obligés de faire le ménage. On ne peut pas imaginer que ce soit aussi clair que ça si à chaque fois ils attirent des candidats qui tiennent des propos antisémites, qui s'exhibent avec des casquettes de SS", a poursuivi Yaël Braun-Pivet. "Et encore récemment j'ai entendu un responsable du RN expliquer que le travail rendait libre. C'est le slogan qu'on vo[yait] à Auschwitz ! Arbeit macht frei !", s'est-elle indignée, en référence au député Jean-Philippe Tanguy.

L'élu RN a depuis nié toute référence aux camps de concentration nazis, dénonçant une manipulation et un extrait isolé de ses propos.