L'Assemblée nationale s'apprête à respecter une minute de silence ce mardi 27 octobre en hommage à Pengo Bossio Wangi, tué par balles à Trappes vendredi dans un attentat au mobile raciste.
L'entourage de Yaël Braun-Pivet le confirme à LCP. La présidente de l'Assemblée nationale va proposer, ce mardi lors de la conférence des présidents (l'instance qui réunit chaque semaine l'ensemble des chefs de file des groupes politiques), que soit respectée une minute de silence en hommage à Pengo Bossio Wangi, l'homme de 26 ans tué à Trappes vendredi par Kevin T., dans "un attentat terroriste raciste", selon les termes du gouvernement.
Si elle est validée par la conférence des présidents, ce qui devrait être le cas, la minute de silence se tiendra mardi après-midi, à 15 heures dans l'hémicycle, en ouverture de la séance des questions au gouvernement.
Dans des courriers adressés à Yaël Braun-Pivet, plusieurs groupes politiques ont d'ores et déjà demandé que ce soit le cas. "Par respect pour les victimes, leurs familles et proches, par respect pour ce que doit redevenir notre débat public", écrit le président du groupe Socialistes, Boris Vallaud, ce lundi. Ce week-end, c'est son homologue du groupe Écologiste et social, Cyrielle Chatelain, et son collègue Benjamin Lucas, qui estimaient que l'Assemblée nationale devait "au nom de la nation entière, rendre hommage aux victimes de cet attentat raciste".
"La représentation nationale doit se lever pour condamner fermement cet acte de terreur et les discours de haine qui l’ont armé idéologiquement", écrivaient également les deux députés, dans leur courrier à la présidente.
Des rassemblements sont aussi prévus ce lundi en France, et place Stalingrad à 19 heures à Paris, à l'appel de plusieurs associations et syndicats en soutien aux victimes et pour "dénoncer la banalisation de la haine raciste".