Défaite de Donald Trump: la gauche française célèbre le résultat et veut y voir un parallèle avec le Rassemblement national

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Donald Trump
Donald Trump. AFP
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mercredi 4 novembre 2026 à 11:16

La gauche française célèbre ce mercredi le revers cinglant imposé par les démocrates au président américain, Donald Trump, lors des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. L'occasion aussi de faire le lien avec le Rassemblement national, à moins de six mois de la présidentielle.

Aux Etats-Unis, les élections de mi-mandat ont tourné au désastre pour Donald Trump et les républicains. Les démocrates ont en effet signé une victoire sans appel dans la nuit de mardi à mercredi en obtenant une majorité aux deux chambres du Congrès américain. De quoi réjouir les responsables de gauche en France. "Ces élections américaines marquent la victoire de la démocratie et de la décence. Il n'y a aucune fatalité en politique et ce sursaut démocrate est un message d’espoir pour tous", a réagi Raphaël Glucksmann sur X.

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"L'indignité fière d'elle-même, la corruption érigée en système et la politique de la détestation ont connu cette nuit une défaite cinglante", a poursuivi le candidat du camp social-démocrate à l'élection présidentielle. "L'extrême droite n'est jamais une fatalité", a insisté un de ses soutiens, le sénateur écologiste Yannick Jadot, qui a exprimé son "soulagement".

"Puisse cette leçon nous servir"

De son côté, la candidate écologiste Marine Tondelier évoque, elle, "une défaite historique" et se réjouit que le "racisme", la "misogynie", le "climatonégationnisme", la "bêtise" ou encore la "vulgarité", entre autres, de Donald Trump "viennent enfin de se heurter au mur de la réalité".

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A moins de six mois de l'élection présidentielle en France, la gauche compare aussi Donald Trump au Rassemblement national, qui lui rejette tout parallèle. "Ce qui vient de se produire aux Etats-Unis ces dernières années est un avertissement pour la France", écrit Marine Tondelier qui juge le parti de Marine Le Pen aussi "faciste", "incompétent" et "corrompu" que le président américain. "Les Etats-Unis ont payé deux fois pour voir. Puisse cette leçon nous servir", conclut-elle.

Au-delà des États-Unis, la gauche veut voir un vent favorable à sa famille politique dans les récents résultats électoraux, notamment la réélection de Luiz Inácio Lula da Silva au Brésil. 

"Partout dans le monde, c'est la mobilisation populaire qui permet de faire reculer l'extrême droite", s'est satisfait le coordinateur national de La France insoumise, Manuel Bompard. "En France aussi, nous le ferons", a-t-il ajouté. "La gauche de rupture obtient de grandes victoires. Elle progresse, s'impose, et parvient à battre largement la droite extrême dans plusieurs endroits", écrit de son côté sa collègue députée Clémence Guetté.

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"Quelques jours après l'éclatante victoire de Lula au Brésil, le recul de Netanyahou, voici la vague démocrate aux Etats-Unis", s'est aussi enthousiasmé le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure.

Sa défaite a "un lien" avec la guerre en Iran

Invité sur RTL, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dit ne voir aucun "rapport" entre ces différents scrutins et l'élection présidentielle française. "Je ne suis pas électeur américain et il faut respecter, quel qu'il soit d'ailleurs, le vote du peuple américain", a-t-il déclaré, ajoutant que "ce qui se passe dans les autres pays ne [le] regarde pas".

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Le parti à la flamme, en quête de dédiabolisation, a tenté de se distancier prudemment de Donald Trump ces dernières années, alors que sa candidate Marine Le Pen l'avait publiquement soutenu lors des campagnes de 2016 et 2020. Jordan Bardella a estimé mercredi que le président américain avait changé de "philosophie" par rapport à son premier mandat, notamment en politique étrangère. Sa défaite a "un lien" avec la guerre en Iran, a-t-il affirmé, en soulignant les conséquences de ce choix sur "le pouvoir d'achat" des Français.

Le vice-président du RN Louis Aliot, chargé des questions internationales pour la campagne, est allé plus loin en admettant tirer "des leçons" de cette "défaite attendue" du président américain. "Je crois qu'il paye cash l'aventure iranienne aujourd'hui," a-t-il affirmé sur France 2, en référence à la guerre contre l'Iran lancée en février avec Israël. Celui qui était présent à l'investiture de Donald Trump en janvier 2025 a estimé que les électeurs américains, qui l'avaient choisi "pour des considération purement internes", punissaient désormais son "interventionnisme extérieur".

"Le programme de Le Pen avec les méthodes de Mélenchon"

Pour l'heure, ni Emmanuel Macron, ni Sébastien Lecornu, ni le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, n'ont réagi aux résultats américains.

Sur X, le député Pierre Cazeneuve (Ensemble pour la République) a pour sa part estimé que la "défaite historique" de Donald Trump, qui combine "le programme de Marine Le Pen avec les méthodes de Jean-Luc Mélenchon", est "un immense soulagement". "Cela doit nous inspirer pour éviter un second tour mortifère pour la France dans 6 mois", complète l'élu.

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(avec AFP)