Contrairement à l'arrêté qui avait été pris par la préfecture de police de Paris, la justice a autorisé, ce vendredi 30 octobre au soir, le trajet initialement proposé par les organisateurs de la principale manifestation demain, samedi, à Paris. Mais le préfet de police de la capitale va faire appel de cette décision du tribunal administratif, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
Dans Le Parisien, le préfet de police de Paris avait prévenu : les manifestations République-Bastille-Nation, c’est terminé "pour un temps". C'est donc fort logiquement que Patrice Faure avait pris un arrêté pour interdire le tracé entre Bastille et Nation, déposé par la CGT pour la manifestation du samedi 31 octobre, et proposé un itinéraire alternatif entre la Porte de Bagnolet et la Porte de Charenton via les boulevards des Maréchaux, loin du centre de la capitale. Sauf que, ce vendredi soir, le tribunal administratif a autorisé le parcours voulu par la CGT, des gilets jaunes, et les organisations étudiantes, qui avaient saisi la justice.
Réagissant depuis Rouen, où il est en déplacement, Laurent Nuñez a cependant annoncé que le préfet de police de Paris allait faire appel de cette décision, invoquant des "risques à l'ordre public importants". "Si on a suspendu ce cortège, c'est parce qu'il y a eu des dégâts. Il y a eu énormément de dégradations qui ont été commises le 17 octobre", a rappelé le ministre de l'Intérieur.
L'autorité compétente, le Conseil d'État, pourrait rendre sa décision dans la nuit, selon l'AFP. Plus tôt dans la journée, l'entourage de Laurent Nuñez avait évoqué une journée de mobilisation à "haut risque", avec d'éventuels épisodes de violences urbaines. Et dès ce matin, le ministre avait parlé d'une journée "à risque très élevé de troubles à l'ordre public". Quelque 70 000 policiers et gendarmes seront déployés sur l'ensemble du territoire.