A la suite des manifestations du 17 octobre, et de ses violences inédites, la commission d'enquête parlementaire poursuit ses travaux. Au programme des prochaines auditions annoncées: le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin.
Après Laurent Nuñez et des représentants des commerçants, la commission d'enquête parlementaire poursuit ses travaux. La prochaine audition programmée est celle du maire de Paris, Emmanuel Grégoire. Il devra répondre à la Commission des lois, dans le cadre de ses travaux d'enquête sur les événements du 17 octobre, lundi 16 novembre à partir de 16h.
Après lui, ce sera au tour du Gérald Darmanin, garde des Sceaux et ministre de la Justice, d'être reçu par la commission présidée par le député EPR Vincent Caure. Après les événements, Gérald Darmanin avait notamment demandé aux procureurs de faire exécuter rapidement les peines prononcées, pour éviter "une forme d'impunité", avait-il écrit dans une circulaire.
Auditionné le 3 novembre, Laurent Nuñez a reconnu "un échec" dans le maintien de l'ordre pour le rendez-vous du 17 octobre. Devant les députés, il a également parlé d'un phénomène "inédit" évoquant une "conjonction de risques qui sont arrivés au même moment", avec un défaut d'anticipation.
A la suite de la première audition du ministre de l'Intérieur, ce sont les représentants des commerçants qui avaient été entendus. Face aux parlementaires, ils ont livré leurs témoignages, partageant pour beaucoup leur détresse face à la situation.
De leur côté, La France insoumise et les Ecologistes lancent deux initiatives distinctes pour alimenter cette commission d'enquête. Ils cherchent à recueillir des témoignages et d'éventuelles preuves de violences policières ou de dysfonctionnements de l'Etat. Pour cela, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a mis en ligne un formulaire sur son site pour "recueillir les témoignages de toutes les personnes qui voudraient contribuer" à cette commission. Le groupe des écologistes a lancé une démarche similaire avec le site vuenmanif.fr pour recueillir la parole des citoyens, manifestants, commerçants et, "pourquoi pas, des forces de l'ordre" afin de "concourir à l'émergence de la vérité", a indiqué leur porte-parole Léa Balage El Mariky.