Mobilisation lycéenne: accusation de "répression sauvage" contre volonté de "semer le chaos", passe d'armes entre Panot et Lecornu à l'Assemblée

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Mathilde Panot, le 6 octobre 2026.
Mathilde Panot, le 6 octobre 2026. Capture d'écran
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mardi 6 octobre 2026 à 16:45

Vivement critiqué par Mathilde Panot, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a accusé ce mardi 6 octobre La France insoumise d'avoir le "projet politique" de "bordéliser le pays" avant l'élection présidentielle d'avril-mai et de "semer le chaos" depuis le début du mouvement de blocage des lycées.

Les blocages de lycées et la mobilisation des élèves, émaillés de violences, ont occupé une large partie de la séance des questions au gouvernement, ce mardi 6 octobre, à l'Assemblée nationale. Après une première réponse à Laurent Marcangeli (Horizons), c'est à Mathilde Panot, la présidente du groupe La France insoumise, que le Premier ministre a répliqué. La cheffe de file des députés insoumis avait accusé Sébastien Lecornu de ressortir "la carte grossière 'c'est la faute à LFI'", de "manoeuvres ridicules pour [se] dédouaner de [ses] responsabilités" et de "brutaliser les enfants".

"Vous faites honte à la France ! (...) La répression sauvage est le contraire de l'ordre républicain", avait-elle ajouté.

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"Vous parlez de violence, j'entends que vous ne les condamnez pas toutes", a rétorqué le chef du gouvernement, avant de poursuivre par une longue tirade. "Pourquoi le député Raphaël Arnault qui était condamné pour violences en réunion (...) est toujours membre de votre groupe ? Pourquoi le maire de Saint-Denis a-t-il légitimé la violence ? (...) Pourquoi votre candidat à l'élection présidentielle fait-il des jeux de mots pour le moins nauséabonds avec un relent antisémite ? Pourquoi mettre un brassard blanc pour mieux faire la courte échelle à celles et ceux qui ont une cagoule noire ?", a demandé Sébastien Lecornu. 

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"Vous êtes ambigu avec la violence, car elle fait partie de votre projet politique !", a dénoncé, ajoutant : "Mentir sur les intentions du gouvernement ne vous sauvera pas électoralement. Semer le chaos comme vous le faites depuis le début du mouvement lycéen est un scandale" et "nous ne vous laisserons pas faire !"

"Vous avez perdu la raison, vous êtes devenus fous !"

Quelques minutes plus tard, c'est le député Benjamin Lucas (Écologiste et Social) qui s'en est pris à l'attitude du gouvernement et au terme utilisé ce jour dans l'hémicycle par le Premier ministre. "Des 'accidents' ? Une jeune fille de 14 ans étranglée. Des 'accidents' ? Une tentative de noyade sur un jeune. Un 'accident' ? Un enfant de 15 ans qui perd la main et l'avant-bras parce qu'on a envoyé sur lui une arme de guerre ? (...) Vous n'avez rien de mieux à dire ?!", a lancé l'élu. "Vous avez perdu la raison, vous êtes devenus fous !", a-t-il fustigé. 

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"Le député Lucas a menti", a assuré Sébastien Lecornu un peu plus tard, récusant à nouveau toute "instruction de repression policière". "S'il y a des accident, ou même des dérives individuelles, nous sommes dans un État de droit. (...) Si un fonctionnaire a manqué aux ordres reçus par sa hiérarchie, il sera (...) sanctionné sans qu'il soit nécessaire de faire le procès de l'ensemble de l'institution", a affirmé le Premier ministre. 

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