Alors que les blocages de lycées ont repris, ce lundi 5 octobre, et qu'une manifestation nationale aura lieu demain mardi, plusieurs voix ont appelé les parents à se tenir aux côtés de leurs enfants. Certaines personnalités politiques de gauche notamment, jugent cette présence nécessaire, afin de protéger les lycéens d'éventuels affrontements avec les forces de l'ordre.
Face aux violences qui émaillent la mobilisation des lycéens, à laquelle des casseurs peuvent s'agréger, et alors qu'un jeune de 16 ans a perdu l'usage d'un œil avec des lésions "compatibles avec l'impact d'une balle de défense de type LBD", selon la procureure de la République de Tours, plusieurs responsables politiques de gauche appellent les parents à se tenir aux côtés de leurs enfants lors des blocages et manifestations qui auront notamment lieu demain, mardi 6 octobre.
Cette journée pourrait en effet constituer un paroxysme de la colère lycéenne, l’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne (USL) appelant à une grande mobilisation pour dénoncer l’insalubrité des bâtiments, les classes surchargées et le manque de personnel, ainsi que réclamer plus de moyens pour leurs établissements. Une intersyndicale d'enseignants a annoncé se joindre au mouvement, ainsi que la CGT et Solidaires.
Une présence aux côtés des lycéens invoquée notamment par Jean-Luc Mélenchon, qui samedi dernier, l'a jugée n'écessaire afin de les protéger "face au déchaînement de violences policières". "Moi j'invite les adultes, les parents, à se mettre un casque blanc ou un brassard blanc et à entourer les manifestations", a expliqué le leader de La France insoumise. "On a un devoir d'abord de protection à leur égard (...) ça aidera à ce que ça se passe bien", a-t-il aussi estimé.
Une référence aux "casques blancs", également évoquée, ce lundi, par le criminologue et spécialiste de sécurité intérieure, Alain Bauer, qui en a appelé à ce que "tous les parents sortent" lors de la manifestation de mardi. "On l'avait dit en 1986, pour faire retomber la pression après la mort de Malik Oussekine, nous avions fait les 'casques blancs', (...) et nous avions réussi à sortir de la spirale de la violence", a-t-il rappelé sur le plateau de BFMTV. "Il faut que les parents redeviennent un élément central de l'autorité", a aussi martelé le professeur émérite en criminologie, jugeant que "leur responsabilité, c'est de sortir demain pour faire en sorte qu'il y ait le moins de blessés possible".
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"Darons, daronnes : toutes et tous en blanc pour nos enfants !", c'est également l'adresse du député Pouria Amirshahi (Écologiste et Social) aux parents de lycéens. L'élu parisien invite ainsi les adultes à se tenir en blanc aux côtés des jeunes mobilisés lors des manifestations du 6 octobre "pour défendre leur droit à s'exprimer librement et dire non aux violences policières".
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a pour sa part annoncé ce lundi sur le plateau de TF1 que les membres de son syndicat seraient dans la rue demain pour "protéger" les lycéens. "Nous avons été scandalisés de ce que nous avons vu depuis dix jours et de cette répression inédite que le gouvernement a organisée", a dénoncé Sophie Binet. "On n'envoie pas les policiers pour déloger des lycéens et des lycéennes qui expriment des revendications", a-t-elle ajouté.