Après les attaques de Ségolène Royal contre Raphaël Glucksmann ce week-end, la commission d’organisation de la primaire, présidée par Patrick Mennucci, a rappelé à l'ordre la candidate, lui "demandant fermement de revenir à une attitude respectueuse".
L'attaque de Ségolène Royal à l'encontre de Raphaël Glucksmann n'est pas passée inaperçue. Dans un communiqué publié ce lundi 21 septembre peu avant 9 heures, la commission d’organisation de la primaire sociale-démocrate, présidée par le socialiste Patrick Mennucci, a rappelé à l'ordre l'ancienne ministre, affirmant notamment que cette dernière, comme tous les candidats au scrutin, "a signé une charte qui lui impose un comportement éthique et lui interdit les attaques personnelles".
"Dans plusieurs médias les attaques contre l'un des candidats de la primaire, Raphaël Glucksmann, dépasse le simple cadre politique pour se porter sur des appréciations des moqueries inadmissibles sur sa personne", écrit l'instance, qui ajoute que "la nature du débat politique de la primaire n’est pas le même que dans le débat face à la droite et l’extrême droite".
Pour conclure, la commission d’organisation de la primaire indique "demander fermement à Ségolène Royal de revenir à une attitude respectueuse à l’égard du processus démocratique de la primaire ainsi qu’à tous à se conformer à un esprit de camaraderie".
Dimanche, dans une interview à Libération, la candidate avait étrillé Raphaël Glucksmann. Interrogée sur ce qui la distingue de l'eurodéputé Place publique, elle a fait valoir son "expérience" et ajouté : "Pour diriger un pays, il faut déjà avoir un métier. Ou avoir dirigé ne serait-ce qu’une collectivité locale ou une structure étatique et obtenu des résultats concrets positifs. Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d’une entreprise. C’est dangereux."
La réponse de Raphaël Glucksmann n'avait pas tardé. "Madame Royal décide que je suis sa première cible. Ce n'est pas du tout au niveau", a-t-il lancé sur Franceinfo ce lundi matin, critiquant le parcours politique de cette dernière, "en politique depuis 45 ans", qui a "quémandé des postes auprès d'Emmanuel Macron pour être ministre ou finir ambassadrice" et qui a "ensuite choisi Jean-Luc Mélenchon par dépit".