"Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d’une entreprise": Ségolène Royal étrille Raphaël Glucksmann

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Ségolène Royal en 2015 (Flickr / © Laurent Mignaux - MEDDE)
Ségolène Royal (Flickr / © Laurent Mignaux - MEDDE)
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Lundi 21 septembre 2026 à 08:37

Candidate à la primaire de la gauche, Ségolène Royal a épinglé dimanche la supposée inexpérience et "méconnaissance du peuple" de son adversaire Raphaël Glucksmann. Elle estime qu'élire ce dernier président reviendrait à mettre "un stagiaire à la tête d'une entreprise".

Le premier débat entre les candidats à la primaire sociale-démocrate aura lieu ce mercredi sur LCI, mais déjà les attaques sont là. Dimanche, c'est Ségolène Royal qui a taclé l'un de ses adversaires, en l'occurrence Raphaël Glucksmann. Interrogée dans Libération sur ce qui la distingue de l'eurodéputé Place publique, elle a fait valoir son "expérience". "Femme socialiste, j’ai fait mes preuves dans l’exercice difficile du commandement démocratique local, national et international", a-t-elle assuré.

Mais Ségolène Royal ne s'arrête pas là. "Pour diriger un pays, il faut déjà avoir un métier. Ou avoir dirigé ne serait-ce qu’une collectivité locale ou une structure étatique et obtenu des résultats concrets positifs", poursuit celle qui a été plusieurs fois ministre et avait atteint le second tour de la présidentielle en 2007 (face à Nicolas Sarkozy). Elle ajoute, dans la foulée : "Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d’une entreprise. C’est dangereux."

Elle défend "une France tranquille, sans brutalité"

A moins de trois semaines du premier tour de la primaire, prévu les 9 et 10 octobre, Ségolène Royal explique avoir choisi de militer pour "une France tranquille, sans brutalité ni cynisme, donc sans mouvements sociaux désespérés parce qu’ils auront été gérés avant, avec écoute, sagesse et humilité".

Elle se dit aussi attachée à se démarquer du macronisme et affirme que "deux lignes politiques" vont s'affronter dans le scrutin du camp social-démocrate. La sienne, qu'elle décrit comme "mitterrandiste" : "Au premier tour d’une présidentielle, on rassemble son camp, sans sectarisme ; au second, sur ce socle, on élargit", développe Ségolène Royal, en précisant qu'avec elle, "l'alliance se fera avec les écologistes et les communistes".

Et donc, "pas avec le centre ou la droite sous prétexte de faire barrage à La France insoumise". Car, c'est bien à ses yeux, l'autre ligne - celle qu'elle combat - portée dans la primaire à venir : "Au premier tour, on va aller grappiller au centre et à droite, et puis si on est trop faibles pour faire barrage à LFI, on ira s’allier avec le candidat macroniste dès le premier tour contre des ministères et des circonscriptions." Cette option conduirait, estime la candidate, à la "disparition" du Parti socialiste et l'avènement du Rassemblement national.

Sur la ligne de départ, Ségolène Royal concourra dans cette primaire face à Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel.